samedi 14 janvier 2017

Polémiques (83)
Les fondements de la réussite selon Bouraâda
                                                                                                             (Laaziz Ath Ighbane)

A Rio, Larbi Bouraâda a réalisé un classement plus qu’honorable. Un résultat et une performance que beaucoup de ses pairs auraient bien voulu réaliser : 5ème place et un nouveau record d’Afrique. A plus de 8 500 points !

Beaucoup de citoyens algériens (anesthésiés et ameutés par les discours de Mahour Bacha et de la presse en guerre contre le COA) et ses proches (heureux que ces résultats participent à l’effacement, ne serait-ce que partiel, de la tâche de 2012) lui réservèrent un accueil digne des champions. Un accueil que ne connurent des médaillés de bronze d’hier et des finalistes mondiaux et/ou olympiques que parce qu’ils furent associés à des champions. Toufik Makhloufi, double médaillé d’argent, ayant préféré (pour des raisons contractuelles) Paris à Alger, Bouraâda fut la star du retour de l’avion spécial.

C’est dans un des journaux de la presse francophone, un journal proche de l’athlétisme national qu’il prend la parole dans un acte qui se voulut dénonciateur des pratiques préolympiques et/ou de la préparation olympique.

Dans un système sportif s’appuyant sur l’assistanat permanent des athlètes perçus en tant que vecteurs d’une idéologie chauvine, en quête de héros, son cri  («On manque de beaucoup de choses nécessaires et incontournables pour pouvoir gagner des médailles ») résonne avec fracas. Depuis des mois, depuis des années, Mahour Bacha prépare le terrain. Bouraâda est lui aussi le produit d’un conditionnement.

Comment l’une des icônes de l’athlétisme national, celui à qui on prédisait une médaille olympique peut-il se plaindre avec autant de véhémence ? Cet athlète n’a-t-il pas été chouchouté par le mouvement sportif national ? Ne dit-on pas qu’il a obtenu de la CPO plus que les autres athlètes ? Souvenons-nous que Bouraâda appartient à notre deuxième niveau de l’élite athlétique (il est classé par la DTN dans la catégorie A de la hiérarchie fédérale) et que, sur le plan des moyens mis à sa disposition, seul Makhloufi le surpasserait. Il fait partie (croit-on) de la caste des privilégiés. Même si son entraîneur s’évertue à….intervenir à tort et à travers et à entraver toutes les actions qui sont engagées en  faveur de l’athlète. On dirait qu’il fallait conduire l’athlète non pas à la réussite, à la médaille olympique mais à l’échec.

Celui qui, pendant des années, n’a pas placé un mot intervient enfin dans le débat. Sur la préparation olympique. Il  affirme qu’elle « ne se fait pas en trois ou quatre mois ». Sur ce point, Bouraâda n’innove pas. Ce n’est pas ce qui est attendu de lui. Il rappelle instinctivement les débats cent et mille fois entendus sur les installations du Sato. Des débats souvent initiés par Mahour Bacha. La répétition tendant à produire un conditionnement cognitif a atteint son but.

Bouraâda est armé d’une certitude inextirpable: « Il faut une très longue saison et surtout deux à trois ans de préparation. Des stages, des compétitions et plein d’autres choses ». D’autres choses qu’il serait probablement incapable de définir si on le lui avait demandé.

Remarquons que le plus important, en application des mécanismes de la pensée fédérale et de l’entraîneur, se trouve dans les stages et les compétions qui se dérouleront indubitablement à l’étranger et donc, accessoirement, avec introduction de dossiers de sorties mobilisateurs des dirigeants, entraineurs de l’élite et athlètes. Des dossiers de sortie qui rapporteraient (la vox populi est féroce) un minimum de 5 000 euros par stage à chaque entraîneur impliqué dans le circuit illicéité emprunté par exemple par l’entraîneur de Lahoulou et par ceux qui pratiquent la surfacturation dénoncée par la CPO.


 « Il faut une très longue saison et surtout deux à trois ans de préparation» s’écrit impétueusement Larbi Bouraâda. Si cela pouvait être aussi facile. Si seulement trois ans était une donnée suffisante. Les candidats à la médaille de vermeil olympique se compteraient par milliers. Les observateurs de l’athlétisme algérien (surtout ceux qui passent leur temps au stade annexe) savent que Bouraâda ne peut inventer le fil à couper le beurre. Il ne répète donc qu’un discours maintes fois ressassé par d’autres.

jeudi 12 janvier 2017

Polémiques (82), Bouraâda se lâche

Zhor Guidouche, dont les valeurs ne devraient être pas celles qui ont cours aujourd’hui, a été (nous le supposons) prise au dépourvue par les propos persuasifs tenue par Mahour Bacha. Nous avons pensé que certainement  réveillée de son sommeil ou approchée alors qu’elle était occupée à des missions olympiques tardives et nocturnes, alors que le besoin de dormir se fait pressant,  elle a probablement perdu toute lucidité à la fois devant la déferlante des paroles de Mahour Bacha et la…… présence sédative, sécurisante du DTN de la fédération d’athlétisme.

De toute évidence, ce que nous nous savons (ou que nous déduisons) maintenant de la nuit brésilienne n’a pas été portée à la connaissance de Zhor Guidouche. Des suppositions qui n’ont presque plus de consistance lorsque nous apprenons que, dès le début de l’année 2016, Zhor Guidouche avait pris le parti du « clan diabolique » lors de débats (qualifiés de violents) dans l’enceinte olympique entre les responsables du COA et les représentants de l’athlétisme.

Quoiqu’il en soit, en dépit de ces alliances souvent contre nature que nous décelons, Zhor Guidouche est confrontée à une situation de crise réelle. Une situation créée de toutes pièces et dont les protagonistes ne semblent percevoir une issue positive que par la seule action du seul membre du COA disponible. Ou du membre olympique susceptible d’être bernée…...par leur plan machiavélique qui fera le bonheur des télévisions privées, et de quelques journaux et de leurs lecteurs.

A postériori, nous noterons que les médaillés olympiques (Hammad et Saïd Guerni), probablement parce qu’ils connaissent les agissements du quatuor Boubrit, Mahour Bacha, Bouraâda et le kiné, bien que présents dès le début de l’incident, ne sont pas intervenus et qu’ils ont vraisemblablement rejoint leurs pénates olympiques laissant Mahour and Co se démener.

Remarquons que (nous ne connaissons malheureusement pas tous les détails de cette soirée) l’on (plus particulièrement Boubrit en sa qualité de DTN qui sait si bien faire la courroie de transmission entre Moh Hocine et la CPO pour obtenir, en faveur du premier cité, des avantages qui lui auraient été refusés en d’autres circonstances) ne s’est pas adressé au chef de la délégation ou au trésorier mais à un membre du comité olympique qui, sans doute croyant bien faire, a pris sur elle, au nom de l’instance sportive, de parer au plus pressé. En fait, depuis Alger, Zhor Guidouche est conditionnée subornée. Subjuguée, ensorcelée, elle ne voit qu’à travers Mahour Bacha et derrière lui Amar Bouras.

Zhor Guidouche paiera cher son acte. Au retour à Alger, elle sera appelée à se présenter devant l’instance olympique qui la sanctionnera. Le prix de la confiance ! Ou de l’incrédulité.

Décathlonien dopé en juin 2012, suspendu pendant deux années,  Larbi Bouraâda évitera soigneusement, pendant toute la période de préparation olympique et pendant…..toute l’olympiade, d’évoquer le moindre problème. A Rio, il participe à ses premiers jeux olympiques.

Il ne put disputer ceux de Londres parce qu’il s’était fait épinglé dans un contrôle anti dopage, lors d’un meeting de décathlon en Allemagne qu’il avait remporté et où il avait amélioré le record d’Afrique. Un résultat et une performance qui furent effacés des statistiques mondiales. Pour ce faire, il avait utilisé une aide médicamenteuse illicite. Bouraâda sait, depuis Rehligen, depuis qu’un produit dopant a été découvert dans ses fluides que le problème c’est sa propre personne….et son entraîneur en qui (malgré tout) il a toute confiance. Il se fait tout petit, cherchant à passer inaperçu.


Pendant des années, Larbi Bouraâda n’a rien dit. Il se lâchera juste après la fin des épreuves du décathlon. A ce moment-là, en ce jeudi soir du 18 août 2016, il est passé à côté de la médaille de bronze olympique que son entraîneur et la fédération lui avait accroché au cou depuis quelques mois. Depuis les championnats du monde de Pékin. Gardons-nous d’oublier également qu’à Londres, son entraîneur le voyait déjà à ce niveau. Avec l’aide précieuse du stanolozol. Un projet inabouti.

mercredi 11 janvier 2017

Polémiques (81), Guidouche paye le taxi

En fait, en cette soirée brésilienne marquant la fin de la première journée du décathlon, la plus grande confusion règne. Dans le groupe de huit personnes, cinq sont impliqués directement dans l’ « affaire de la voiture officielle » : Bouraâda, son entraineur (Mahour Bacha), l’entraîneur-assistant (Hocine), le DTN (Ahmed Boubrit) et enfin le kiné.

Les autres, Amar Benida (entraineur de coureurs de demi-fond en lice) et les invités olympiques, anciennement médaillés des jeux sont des supporters. Dans cette situation saugrenue et d’une complexité rendue effroyable par les témoignages divergents, ils sont au mieux des spectateurs avertis des…magouilles. Encore que la position de certaines de ces personnes ne soit pas très claire. Il serait illuminant de les situer par rapport à leur proximité  avec le duo Bouras-Mahour Bacha.

Alors qu’un peu de lucidité aurait été bienvenue en ce moment où la réactivité est importante, le trio pouvait-il intervenir en présence du DTN ayant passé commande du véhicule officiel ? Nous ne le pensons pas. Benida, sur le plan hiérarchique, est le subordonné de Boubrit (dont on a tendance à oublier qu’il y a quelques années il ne fut pas dans les bonnes grâces du président du COA) et un collègue très proche de Mahour Bacha au point que certains propos lui sont préjudiciables. Les deux anciens athlètes médaillés olympiques  relèvent du comité olympique. Par ailleurs, il est de notoriété publique que Mahour Bacha est le deus-ex-machina de la FAA.

Comme nous l’avons indiqué précédemment, l’objectif (supposé de tous les membres de la délégation algérienne) étant le bien être de l’athlète et le véhicule s’étant présenté (dixit « Moh » Hocine), la solution la plus rationnelle aurait été d’embarquer, comme initialement prévu, le trio composé de l’athlète, de l’entraineur-assistant et du kiné. Les cinq autres empruntant la navette. Ce qu’ils auraient certainement fait sans cette histoire de voiture officielle. Et qu’ils feront après une longue attente imposée à Bouraâda.

Si l’on envisage que le véhicule ne s’est pas déplacé, il aurait était tout à fait normal que, compte tenu des circonstances et de l’urgence signalée, le quatuor (Boubrit, Mahour Bacha et le kiné) cotise pour payer le prix de la course ou qu’une seule personne (Boubrit et/ou Mahour Bacha) avance (le trésorier de la délégation est sur place et a procédé à des remboursements de frais engagés par des athlètes) le montant de la course. Souvenons-nous que, compte tenu de sa situation de clandestin (du point de vue du dossier de sortie), « Moh » Hocine  est censé être sans le sou. Son statut le rattrape ou, dans cette situation, le protège.

Nous observerons aussi que l’argent de poche obtenu dans le cadre du dossier de sortie en vue des championnats du monde indoor de Portland pour lesquels Bouraâda a déclaré forfait  n’a pas été restitué (il le sera bien plus tard, en infraction à la réglementation des changes édictée par la banque d’Algérie obligeant le bénéficiaire à restituer le montant dans les huit jours qui suivent, au début du mois de novembre) et qu’il a été conservé par devers eux par les trois concernés de cette compétition (Mahour Bacha, « Moh » Hocine et Bouraâda). Par ailleurs, nous rappellerons que le montant attribué uniformément à chacun des membres de la délégation olympique est de 1 500 euros.

Les histoires d’argent (de devises surtout) prêtent à manipulation. Après les jeux olympiques, Mahour Bacha, pour se mettre en valeur et dénigrer la CPO à laquelle il voue une haine viscéralement féroce, dira qu’il a pris en charge un stage de préparation de son athlète dont le coût, selon ses propos télévisés, a été de 19 000 euros. Comme le dit si bien un adage populaire, « qui peut le plus peut le moins ».

A l’exception de Bouraâda (qui devrait être tenu à l’écart de ces contingences organisationnelles et de logistique), le trio des accompagnateurs principaux (Boubrit, Mahour Bacha et le kiné) ne devraient pas être financièrement démunis.

Plus tard, au milieu de la nuit, après les tribulations que nous connaissons et l’arrivée au village olympique du groupe de huit, alors que la situation devient de plus en plus critique, la compatissante et vraisemblablement induite en erreur, l’infortunée Zhor Guidouche aura recours à cette solution et déboursera le prix du taxi.


mardi 10 janvier 2017

Bouraâda en rade au Sato


Le mouvement sportif connait parfaitement la notion de cycles. Selon les discours méthodologiques qui ont cours dans ce milieu, la préparation comporte des microcycles et des macrocycles. Le cycle olympique (une olympiade) est l’un d’entre eux. 2016 a vu l’achèvement d’un cycle. 2017 entame un nouveau cycle.
Dans la vie sportive, le cycle est rythmé par un début et une fin (jeux olympiques). Mais aussi par des  échéances intermédiaires  que sont les championnats régionaux ou mondiaux et les jeux régionaux (méditerranéens, africains, islamiques, etc.). Ces moments sont l’occasion pour chacun des intervenants  dans la dynamique sportive de faire une pause, un point de situation, d’intervenir en temps opportun dans un processus préalablement réfléchi. D’apporter si nécessaire des retouches, des aménagements, des chambardements. Pour dépasser le statut de champions en vue d’atteindre celui de….. Dieux des stades.
La réussite sportive repose sur une base duale (entraineurs-athlètes). On oublie souvent, dans un souci d’occultation de la  réalité ou par négligence intellectuelle, que viennent se greffer sur ce duo important des adjuvants  (dans le sens donné à ce mot par T. Todorov - dans son analyse structurale des contes russes - d’apporteurs de soutiens, d’aides multiformes souvent négligées) que sont les staffs médical et logistique, les clubs, les ligues, la fédération, le comité olympique, les pouvoirs publics, les opérateurs économiques permettant in fine l’optimisation de la relation de départ dans laquelle s’accordent les qualités physiques et morales de l’athlète et la compétence de l’entraîneur.
La fin d’une relation athlète-entraîneur est un moment non négligeable dans un cycle. Elle impacte (on a tendance à la passer sous silence) les objectifs préalablement définis. Dans un sens ou dans un autre.
Ailleurs, là où athlétisme baigne dans un bocal dont l’eau n’est pas polluée, la fin de la relation, la rupture, le divorce de la base duale est certes un moment critique, douloureux qui trouve place dans les médias lorsque les protagonistes possèdent les attributs pour faire la « Une ».
Chez nous, comme le divorce dans la vie civile, longtemps objet de tabous qu’il fallait à tout prix dissimuler avant qu’il ne verse dans la banalité, la fin de la relation entre un athlète de premier plan et son entraîneur est placée sous la loi de l’omerta.
Larbi Bouraâda et Mahour Bacha se sont séparés. Cette éventualité était dans l’air depuis des mois. Certains s’avancent à dire depuis les championnats du monde de Pékin. D’autres la datent depuis les championnats du monde en salle de Portland et…..le forfait douteux (et si riche en événements accessoires) enregistré. Un forfait que n’aurait pas digéré Bouraâda et qui aurait conduit d’abord à une séparation puis à une réconciliation via « Moh » Hocine appelé à servir d’intermédiaire entre les membres du couple en désaccord.
Depuis les Jeux Olympiques (nous verrons cela de plus près dans la série de chroniques « Polémiques »), Larbi Bouraâda avait pris ses distances avec les déclarations de son entraîneur et avec la fédération qu’il a accusé de ne pas soutenir comme il convient (une notion ambiguë dans la bouche d’un privilégié du système fédéral) les athlètes susceptibles de remporter des médailles.
Mahour Bacha, dans une déclaration télévisée très surprenante lorsque l’on connait le personnage et son égocentrisme, a préconisé que la préparation de Larbi Bouraâda soit confié à d’autres entraîneurs mieux armés pour le très haut niveau. Une annonce diplomatique de la rupture des relations…sportives ? Dans son esprit et dans celui des décideurs, cet expert en épreuves combinées ne se trouve pas sur le territoire national.
Quasi simultanément, ce fut le président du comité olympique qui annonça l’intention des pouvoirs publics d’accorder une meilleur prise en charge au décathlonien. Sans entrer dans les détails. Normal, car peu de temps auparavant, ce même président avait confié que la préparation serait du ressort des fédérations et que le COA ne s’y impliquerait pas.
A l’approche du changement d’année calendaire, selon un consultant ayant assisté à un entretien radiodiffusé de Bouraâda, celui-ci a fait part de la séparation, un divorce sans tapage médiatique puisque l’athlète complet a  sobrement indiqué : « Il sait et je sais pourquoi nous nous séparons ». Une façon de dire, il y a rien à voir ou plutôt à savoir. Le puits restera couvert. D’ailleurs, si Bouraâda devait s’exprimer, il devrait ouvrir la page avec ses premiers pas dans sa collaboration avec Mahour Bacha.
Ceci étant, l’année 2017 a été entamée. Pour les athlètes le sommet de la saison athlétique sera les championnats du monde d’athlétisme de Londres. Et, Larbi Bouraâda n’a pas officiellement d’entraîneur.
Deux pistes ont été évoquées. L’une d’elle (celle d’un entraîneur ukrainien) aurait été écartée. La fédération (ou plus exactement, selon les discours qui fleurissent dans les couloirs de la maison des fédérations) le président Bouras aurait proposé un entraîneur cubain.
Les commentaires que nous avons entendus sont si désobligeants que nous préférons ne pas en dire plus si ce n’est que la tendance générale laisse à penser à la poursuite de la fameuse préparation biologique et qu’une autre (minoritaire certes mais mieux imprégnée des mœurs du « clan satanique ») évoque l’idée de partage.
Dire de ces commentaires qu’ils ne sont pas le fait de membres de la « famille athlétisme » est une indication  sur cette aura maléfique entoure qui cette fédération et que les dessous des affaires de l’athlétisme ont franchi les parois des baraques de la maison vermoulue des fédérations.
Mais, en ce début de mois de janvier 2017, rien n’a encore été décidé. Nous devons supposer (nos amis lecteurs régulièrement présents au stade annexe sont mis à contribution pour confirmer ou infirmer cette supposition) que Larbi Bouraâda a repris les entraînements sous la coupe de « Moh » Hocine, le substitut fédéral polyvalent, adjoint patenté de Mahour Bacha. 

Pendant ce temps, les journées passent. Bouraâda, à son retour de Londres (où le retrait d’Ashton Eaton le rapproche d’une médaille) pourra reprendre, sans aucun souci et arguments  à l’appui, avec les intonations de la sincérité, qui jusqu’à présent lui est déniée, le refrain qu’il avait entonné au retour de Rio. Ce refrain dans lequel il disait qu’à la fédération on (les responsables) ne pensait aux échéances importantes que dans les mois qui précèdent.

lundi 9 janvier 2017

Polémiques (80), Makhloufi, la cible du complot

Nous apporterons une légère modification à notre récit sur les péripéties de l’athlétisme au pays du « pain de sucre ». Une personne respectable du mouvement sportif, proche des membres de la délégation  olympique algérienne, a tenu à nous faire savoir que le statut de « Moh » Hocine, entre son atterrissage à l’aéroport de Rio  et le moment de l’incident de la « voiture officielle » a subi une importante évolution.

Cette mutation l’a fait passer du statut de « clandestin »  à celui moins équivoque de « clandestin à la  situation administrative régularisée ». Ce changement éclaire une déclaration de Brahmia (au moment de la crispation au sujet du retour de Hocine par le vol spécial) qui jusqu’alors était ambigüe. Cette déclaration est celle qui accordait à « Moh » Hocine le statut de « second entraîneur de Bouraâda ». En effet, comment un entraîneur ne figurant pas sur la liste de la délégation peut-il devenir dans la bouche du chef de délégation, le « second entraîneur de Bouraâda » ?

Selon les informations qui nous ont été communiquées, suite aux dispositions générales régissant les relations entre le comité d’organisation et les délégations olympiques et au départ de l’équipe olympique de football, des places d’hébergement ont été libérées dans le « pavillon algérien ». Une de ses places aurait été attribuée à « Moh » Hocine suite à une demande expresse……… formellement exprimée par le DTN. Ahmed Boubrit, à ces jeux de Rio, devient le correcteur, l’arrondisseur d’angles de la FAA, en faveur de Moh Hocine.

La FAA a commandé (et obtenu de la CPO, malgré tous les différents recensables) une des voitures officielles affectées à la délégation algérienne pour conduire (après les épreuves de la première journée du décathlon olympique) Larbi Bouraâda, candidat pronostiqué à une médaille par son entraîneur et la fédération algérienne d’athlétisme, dans une clinique privée italienne (avec laquelle le COA a signé une convention de prestations de services)  proposant un procédé de régénération musculaire et articulaire ultramoderne…..et ultrarapide.

Nous déduisons de ce court résumé que le véhicule commandé s’est présenté sur les lieux et n’a pas été utilisé parce que le nombre de personnes à transporter était supérieur à la commande et aux capacités réglementaires du véhicule. Si c’est effectivement le cas, le véhicule a été renvoyé au village olympique.

Le groupe de personnes accompagnant l’athlète Bouraâda, après une heure et demie d’attente (à se demander d’ailleurs pourquoi attendre aussi longtemps), a pris la navette pour rentrer au village olympique. Puis, le décathlonien a été accompagné à la clinique dans un taxi payé par un membre du COA.

Les questions que nous devons nous poser maintenant sont : pourquoi ne pas avoir utilisé le véhicule envoyé pour accompagner Bouraâda à la clinique italienne (les cinq autres personnes empruntant la navette pour rentrer au village olympique) lui faisant gagner deux heures de sommeil ? Qu’en est-il de la version de Bouraâda prétendant que le véhicule officiel devait faciliter l’entrée de Moh Hocine au village olympique étant donné que ce dernier a régularisé sa situation vis-à-vis de la délégation algérienne et, nous devons le supposer, des organisateurs ? Pourquoi avoir fait escale au village olympique ? Pourquoi avoir impliqué un membre du comité olympique ?

Il faudrait connaitre ce qui s’est passé à Rio. En particulier, comment s’est comportée la délégation algérienne vis-à-vis de Toufik Makhloufi. A-t-il disposé de facilités particulières dans le domaine du transport ? Le trio Mahour Bacha-Moh Hocine-Bouraâda en a-t-il pris ombrage ?
En ce début d’année 2017, beaucoup de choses se disent dans ce vaste ensemble qu’est le complexe olympique du 5 juillet. Contrairement à ce que l’on pourrait croire les informations sur les actes préjudiciables à la participation algérienne en athlétisme proviennent maintenant des autres fédérations.

On y apprend que le scénario de la voiture officielle mis en place avec Bouraâda comme pivot ne serait en fait qu’un remake du plan concocté pour faire exploser médiatiquement Toufik Makhloufi. Il fallait pousser à bout le champion olympique sortant du 1 500 m. Un complot dont on nous a dit qu’il aurait été avorté grâce à la vigilance de certains membres de la CPO. En réalité, c’est un sabotage de la participation algérienne qui avait été programmé par des éléments de la délégation de l’athlétisme. 

dimanche 8 janvier 2017

Polémiques (79), La Técar et la….fuite du temps

Le confrère, auteur de l’article reprenant les déclarations de Mahour Bacha, se fend d’un commentaire (après la fin des épreuves du décathlon) dont nous dirons qu’il était pour le moins orienté par les assertions de l’entraîneur : « Ce retard a perturbé le décathlonien qui a tout de même réussi à battre son record d’Afrique et à se classer dans le top 5 à l’issue des épreuves du décathlon ».

Parce que les membres de l’athlétisme algérien le connaissent bien, ils ont un large et varié éventail de points de vue au sujet de Mahour Bacha. Pour le journaliste d’un site d’informations générales (mais cela est aussi   valable pour les journalistes sportifs), il est une icône du mouvement sportif national. Un expert incontournable. Les résultats de Yasmina Azzizi (en 1990) et de Larbi Bouraâda (2015) en font un témoin crédible. Impossible à réfuter. Conditionnement oblige. Un quart de siècle sans résultat probant passe quasiment inaperçu.

Dans le feu de l’action, le recueil de la déclaration de Mahour Bacha, notre confrère (permettez-nous de faire dans le corporatisme primaire, grégaire, similaire à celui des cadres du sports) ne peut prendre du recul, celui qui permettrait de réfléchir, de s’interroger sur cette Técarthérapie que l’on sort du chapeau du magicien. Ce procédé innovateur, moderne permettant à un sportif de retrouver toutes ses capacités musculaires et articulaires. Une sorte de remise à neuf après cinq épreuves…éprouvantes pour l’organisme. Une régénération dont ne bénéficièrent que….. Makhloufi et Bouraâda.

Les contradictions dans les récits de Moh Hocine et Mahour Bacha apparaissent….plus criardes.  Moh nous dit que « nous sommes rentrés à 2 heures du matin ». Selon Mahour Bacha, « Larbi a rejoint sa chambre au village aux environs de 01h15 du matin ». L’écart est de 45 minutes entre les deux entraineurs. C’est peu et beaucoup à la fois. Quand les minutes de sommeil comptent. 45 minutes ajoutées à l’heure et demie perdue à attendre. Une différence supérieure à 2 heures de sommeil. Suffisant pour passer de la 5ème place à la médaille de bronze….ou d’argent. Les Algériens, en panne de ces médailles qu’on leur faisait miroiter, ne peuvent trouver que des responsables déjà désignés, montrés d’un doigt vengeur : la CPO, son président et chef de délégation, Amar Brahmia.

 Les versions des deux entraîneurs (Mahour Bacha et Moh Hocine) sont contradictoires. Le premier affirme péremptoirement que « la voiture, qui devait les transporter à la clinique, a été utilisée par deux membres de la délégation algérienne à fin des personnelles ». Le second, rappelons-le, a déclaré que « le véhicule envoyé ne pouvait pas faire un aller-retour. Et le second véhicule était réservé ».

Cela a le mérite d’éclairer un tableau devenant confus. Selon « Moh » Hocine, la délégation algérienne ne disposait que deux véhicules. Non pas de « nombreux » véhicules comme le prétendit Mahour Bacha. Lorsque Mohamed Hocine nous parle d’un véhicule envoyé nous devons imaginer (c’est le sens de « véhicule envoyé », n’en déplaise à certains) que le dit véhicule s’est présenté au lieu de rendez-vous. « Moh » Hocine a expliqué précédemment qu’il ne pouvait transporter les personnes présentes (huit selon un décompte communiqué par Mahour Bacha), dont l’entraîneur principal.

N’ont-ils pas attendu pendant une heure et demie avant de prendre la navette ? C’est ce que nous dit Mahour Bacha qui, à notre confrère, déclare que « la décision a été prise de rentrer au village Olympique par la navette puis de prendre un moyen de transport vers la clinique ». Ce même entraineur a tenu à adresser ses remerciements à Zhor Guidouche, membre du COA, ancienne joueuse emblématique de l’équipe nationale de hand-ball, figure du sport féminin, qui, selon Ahmed Mahour Bacha, « outrée par cette situation, a permis le déplacement en payant le taxi vers la clinique ».


Reconstruisons les faits, nous avons tout notre temps. Auparavant, observons que le chemin le plus court, selon Mahour Bacha, est celui qui emprunte les détours. Nos amis lecteurs connaissent le geste qui, par des contorsions de la main droite, passe derrière la nuque (ou le dessus du crâne) pour montrer l’oreille gauche.  

samedi 7 janvier 2017

Bordj, échec en communication


Nous débutons l’année 2017 comme nous avons terminé 2016. Avec « le cross El Mokrani » de Bordj Bou Arreridj. Ce cross, quatrième étape du challenge national de cross-country, a été annulé sans que les motifs véritables ne soient communiqués au grand public.
Nous ne doutons pas que depuis elles ont circulé sous le manteau. Dans la forme officieuse du bouche à oreille, lors des quelques cross (dont le national scolaire) qui se sont déroulés depuis la date fatidique. Les challenges d’Alger, de Chleff et Tizi Ouzou changeront certainement la donne. Il ne reste plus qu’à attendre.
 Remarquons au passage que c’est lors du déroulement du national scolaire, selon des échos qui nous sont parvenus,  que mention en a été faite sur les ondes de la chaine 3 (radio publique nationale diffusant en langue française) où officie un confrère si proche des instances fédérales qu’il réaliserait, pour le compte de la fédération, le magazine qu’elle éditerait et que malheureusement (comme beaucoup) nous n’avons jamais eu entre les mains.
 Les « mauvaises langues », c’est l’expression attribuée à ceux qui s’opposent au discours dominant, indiquent que ce n’est pas le moins disant qui aurait été retenu. Une autre question itérative sur la gestion administrative et financière méritant un examen par les membres de l’assemblée générale d’une fédération qui semblerait accorder peu de considération aux principes généraux (définis par la législation algérienne ) de la passation des contrats de fournitures et de prestations de service.
Il est remarquable de noter que les explications qu’auraient fournies un représentant du comité d’organisation (certainement le président de la ligue de Bordj Bou Arreridj en tant que premier responsable de cette structure) n’ont pas eu d’impact particulier dans la presse écrite où nous avions espéré lire les points de vue d’experts qui nous auraient permis de mieux comprendre cette annulation.
Nous pouvons admettre que cette « importante manifestation sportive » (à la fois dans notre esprit d’amoureux de cette pratique hivernale de la course à pied et dans le calendrier fédéral de la saison de cross- country) était surévaluée et que son annulation ne prête finalement à aucune conséquence……médiatique.
Il est bien sur possible de comprendre que les grands titres nationaux ne lui accordent aucun intérêt. Le « cross El Mokrani » est seulement une compétition organisée dans une wilaya du pays profond.  Mais, dans l’organisation de ces journaux ce sont les bureaux locaux (en tant que réceptacle premier, en tant que tamis inaugural  de l’information) qui sont les initiateurs de l’information qui sera publiée sur tout le territoire national. Lorsque les journalistes locaux se taisent les quotidiens (grands et petits), les médias d’une manière générale sont muets.
Deux hypothèses sont alors à envisager. La première est que les organisateurs ont pris leurs dispositions pour que la nouvelle de l’annulation de la compétition soit diffusée et que les correspondants locaux les aient négligées ou……aient voulu taire ce qui représente dans le microcosme local  un échec.
La seconde serait que les organisateurs aient eux-mêmes accordés peu de considération à un événement sportif d’envergure nationale ce qui aurait conduit les journalistes locaux à ne pas y prêter une quelconque attention.
Quoiqu’il en soit, il s’agit dans les deux cas d’un échec de la politique de communication qui (nous devons l’imaginer) doit se limiter habituellement au collage d’affiches sur les murs de la ville et de quelques véhicules de transport public. Quelques jours avant le déroulement de l’événement.
Les organisateurs du « cross El Mokrani » n’ont pas apprécié que nous ayons tenté une analyse  de cette annulation. Une tentative de compréhension qui, dans leurs esprits, serait la version de ceux qui sont considérés comme des détracteurs sachant ameutés la presse.
Nous remarquerons à ce propos que cette notion de « détracteurs » (permettant seulement de situer une personne ou un groupe de personnes par rapport à une idéologie (ou à un système) dominante s’adapte parfaitement à tous ceux qui, à un titre ou à un autre, ont critiqué la préparation olympique et la structure qui en était chargée.
Nous observerons également que ces critiques provenaient de personnalités sportives patentées appartenant à une structure élue ou figurant parmi les cadres nommés. A ce titre, et quoique nous puissions en penser, elles expriment des opinions respectables. Même si elles ne sont pas partagées.
On peut donc, en fonction des situations, être détracteur, un « opposant », « un adversaire » (la liste des synonymes est longue) sachant utiliser tous les moyens de communication pour faire passer son message. Ce qui est malheureusement risible c’est que ces mêmes personnes, en tant que représentant du système, ne sachent pas mettre en œuvre ces mêmes moyens de communication.  En particulier, les réseaux institutionnels de communication.
Préférant l’analyse de la situation de la communication à l’expression des susceptibilités mal placées, nous remarquerons que notre chronique (il faudrait peut-être un jour expliquer les différences entre les différentes formes d’articles journalistiques pourtant enseignées en cours de français des classes de lycées dans les années 80 à ceux qui forment les décideurs d’aujourd’hui) a suscité des commentaires sur les réseaux sociaux dont les lecteurs ne savent pas qu’un chroniqueur n’est pas en charge de la collecte d’informations sur le terrain !

Outre le président de la ligue, offusqué - plus que de raison - que nous accordions un peu de crédit à ceux qui ont évoqué cette annulation pour le moins controversée, nous retrouvons des Bordjiens qui (cela est tout à fait normal) ont volé au secours des organisateurs et du président de ligue dont ils ont vanté les qualités humaines (un sujet qui n’a pas été abordé dans notre chronique), un commentateur (croyons-nous chargé de la communication) appartenant à une wilaya (ligue ?) où la question du recours se pose et un membre du bureau fédéral (natif de Bordj) ayant su faire le dos rond lorsqu’il a été incriminé (dans les colonnes d’un des journaux en langue française à gros tirage) par un athlète de l’équipe nationale qui lui a imputé quelques-unes de ses mésaventures.