vendredi 9 octobre 2015

Salif Keita, Blessé, ses dirigeants veulent le renvoyer


Pour les amoureux du ballon d’un âge certain, Salif Keita est le nom d’un footballeur malien célèbre, celui d’une icône du football africain (il fut, en 1970, le premier Ballon d’or africain) et la star de l’A.S. Saint Etienne où il succéda à notre star à nous, Rachid Mekhloufi. Bien sur, évoquer ce joueur renvoie loin dans le passé, à la fin des années 60 du vingtième siècle, celles du beau jeu dont Salif, Rachid, Pelé et tant d’autres furent les inspirateurs.
Le Salif Keita qui est au cœur de notre chronique d’aujourd’hui est un homonyme, footballeur lui aussi de son état qui semble connaitre chez nous, au RC Arbaâ, les mêmes mésaventures initiales que son prédécesseur. L’histoire anecdotique de Salif 1er indique que celui qui fut presque un des premiers « brûleurs de frontières », émigrant non enregistré dans son pays puisque, dit-on, pour se rendre en France et rejoindre le club qui voulait le recruter, il fut contraint de se déplacer vers le Libérai voisin et de prendre l’avion à partir de Monrovia, capitale du premier pays à redécouvrir la liberté, fondé par des esclaves et descendants d’anciens esclaves américains. La petit histoire raconte aussi que, dépouillé de tout l’argent dont il disposait, il prit un taxi (Paris-Saint Etienne) disons presque à crédit car le prix de la course (plus de 1000  francs français de l’époque, l’équivalent du SMIG) fut réglé par les dirigeants stéphanois à l’arrivée dans la capitale du Forez qui alertés, par téléphone à partir de l’aéroport de Paris par le chauffeur de taxi apitoyé par la situation de sans-le-sou du nouvel arrivant, avaient validé la prise en charge. Le président de l’ASSE était, en ce temps-là, un certain Roger Rocher qui, dit-on, avait la classe des grands seigneurs.  
Apparemment, Salif 2ème n’a pas autant de chance. Des informations publiées dans la presse sportive nationale semblent même démonter le contraire. Pourtant, l’ancien président du RCA n’est pas un étranger au milieu du football pour avoir été joueur du championnat national, international, joueur dans un championnat étranger et agent de joueurs avant de devenir président du club de la Mitidja. Reconnaissons cependant que les malheurs de Salif 2 ont débuté après que Djamel Amani ait déposé sa démission laissant supposer que la période de transition pourrait s’avérer mouvementée avant que les nouveaux dirigeants (issus pourtant du sérail local) puissent se faire une place au soleil et donc découvrent les subtilités de la fonction.
Salif Keita ne fait pas parler par son talent. Le pauvre n’a pas eu le temps de le montrer. Blessé juste avant le match que disputa son équipe contre la seconde équipe d’Oran évoluant en Ligue 1 professionnelle (l‘ASMO), le joueur malien, dont on dit qu’il est victime d’une rupture des ligaments du genou, est indisponible pour une longue durée (dans le meilleur des cas jusqu’à fin janvier) et pourrait voir son contrat résilié. Les dirigeants ont en effet annoncé chercher une résiliation à l’amiable.  Ce que les dirigeants du RCA ne disent pas (mais que l’on sait par radiotrottoir) c’est qu’ils éprouvent des difficultés à payer les salaires des joueurs (2 et 3 mois sont en retard) et que, comme tous les dirigeants sportifs algériens, ils tenteront par tous les moyens à se libérer d’une charge financière qui les dérangent.

On comprend par là que le club n’est pas en règle avec la réglementation qui encadre la gestion des clubs professionnels algériens. En effet, en pareille situation, tous les joueurs ayant paraphé un contrat  sont couverts par deux assurances (l’assurance sociale et l’assurance sportive) couvrant les indemnités journalières, les soins et autres prestations médicales, etc.). A condition bien évidemment que les clubs soient à jour de leurs cotisations et autres obligations réglementaires. Mais, il est de notoriété publique que ce n’est pas le cas et que dans beaucoup de clubs (USM Blida, dernièrement), on s’interroge encore sur la notion de ₺salaire brut₺ et de ₺salaire net₺. A croire que les dirigeants sportifs n’ont jamais été ₺salariés₺ et/ou ₺employeurs₺ et ne savent pas qu’un travailleur en situation de suspension temporaire d’activité (congés de maladie, annuels, ou tout autre type de congés) ne peut être l’objet d’une sanction disciplinaire et encore moins d’un renvoi.

mercredi 7 octobre 2015

Laureline Gaussens, De la morphine dans les urines


Le trail est une spécialité de course à pied que l’on connait très peu (pour ne pas dire pas du tout) dans notre pays. Il s’agit d’une course en nature empruntant des chemins escarpés de montagne. C’est dans cette discipline, fort courue par les amateurs de courses à pied revenus des courses sur routes, que la fédération française d’athlétisme a prononcé une suspension de deux ans (prenant fin en août 2017) en l’encontre de la traileuse Laureline Gaussens. Cette dernière à été contrôlée positive lors du Trail de Côte d’Or a la fin du mois de mai. L’analyse a révélé la présence de morphine dans ses urines, ce qu’elle ne comprend pas.
Laureline Gaussens, ancienne marathonienne, venue au trail depuis quelques années, s’est vue notifier par la FFA une sanction d’une durée de deux ans, prenant effet à compter du 25 août 2015 à la suite d’un contrôle anti dopage positif effectué à l’arrivée de l’Ultra Trail de Côte d’Or où elle avait couru sur 47 km, pour finir 1ère femme et 2ème  au classement général. L’examen des urines de l’athlète, âgée de 35 ans, pratiquée par l’agence française de lutte contre le dopage (AFLD) a permis de découvrir la présence de morphine à une concentration estimée de 1.8 nanogramme par millilitre  donc supérieure à la norme maximale autorisée de 1.3 nanogramme par millilitre.
L’analyse de l’échantillon B effectuée (à la demande de la coureuse) a confirmé les résultats de l’échantillon A.
Dans un courrier adressé à la fédération française, en date du 3 août, Laureline Gaussens, a exprimé sa surprise et « son incompréhension ». Elle y soulignait également qu’elle ne prend jamais de médicament qu’elle recourt uniquement à des traitements homéopathies. Elle avait d’ailleurs déclaré, lors du contrôle anti-dopage, avoir utilisé de l’Arnica Montana 5Ch et du Sporténine.
L’instance anti-dopage de la FFA n’a pas pris en considération  ces protestations. Ce serait plutôt le contraire. La décision publiée par la FFA souligne que la morphine est un produit très adapté à la pratique du trail et surtout, ce qui semble avoir conduit la conclusion à laquelle est parvenue  la fédération que la performance de Laureline Gaussens, lors de la course à la fin de laquelle le contrôle positif a été fait, apparaît meilleure que ses performances antérieures.
Par le passé, elle comptait des performances de bon niveau, et comptabilisait quelques podiums dans des courses de bonne notoriété. En 2013, elle avait terminé  2ème  à la 6000 D, 6ème  aux Templiers, 2ème  à la Saintélyon.
Mais, au Trail de la Côte d’Or, elle a atteint un résultat que peu de femmes ont pu réussir : la  2ème  place au classement général, à seulement 6 minutes du vainqueur et en devançant de 11 minutes le 3ème  coureur, après une course de 47 kilomètres. Elle s’était aussi classée une 4ème place au classement général  du Maratrail de la Drôme à la mi-mai, et à nouveau 4ème  au classement général sur le 70 km du Trail Saint Jacques à la mi-juin. Un enchainement d’’aussi belles places et performances surprenantes, parce qu’elle s’est classée devant beaucoup d’hommes, n’a probablement pas plaidé en sa faveur au moment de la décision sur sa suspension…

Dans une interview qu’elle a accordée, Laureline Gaussens réfute cette perception pour le moins machiste : « C’est faux. L’année dernière et l’année d’avant, j’ai toujours bien réussi mes courses, j’ai toujours été bien placée au scratch. Cette année, j’ai fait des premières places, mais il n’y avait pas non plus l’élite. J’étais bien placée au scratch, c’est vrai, mais rien de très différent de l’année précédente. J’étais toujours bien placée au scratch, et sur le podium des courses féminines ». 

Re-Testing/ Elvan Abeylegesse, Suspendue avec effet rétroactif


A la mi-août, une dizaine de jours avant la cérémonie d’ouverture des championnats du monde d’athlétisme, la presse anglaise (qui s’est acharnée depuis quelques mois sur les athlètes kenyans, russes et le groupe américain Alberto Salazar dont fait partie le britannique (d’origine somalienne) Mo Farah et l’américain, spécialiste du 10 000 mètres, Glen Rupp)  révélait le nom d’une athlète dont le nom figurait sur la liste des 28 athlètes contrôlés positifs après un réexamen des échantillons prélevés lors des championnats du monde de 2005 et 2007 en application d’une règle mise en place (re-testing) par la fédération internationale d’athlétisme portant à 10 ans (au lieu de 8 ans) la durée de conservation des échantillons. A nouveau, la presse anglaise avait anticipée une annonce de l’IAAF qui n’est pas encore venue.
Cette athlète est la Turque Elvan Abeylegesse, médaillée d’argent sur 10 000 mètres à Osaka. Pour les observateurs européens, l’annonce de ce contrôle positif n’a pas été une surprise. En effet, de fortes suspicions pesaient sur cette athlète d’origine éthiopienne depuis son apparition sur le circuit des compétitions internationales. On se plait à rappeler qu’elle avait ouvert la voie à une immigration « sportive » pour gonfler artificiellement l’équipe turque de coureurs est-africains. Elle avait été recrutée en 1999 (alors qu’elle n’était qu’encore que junior) puis naturalisée pour construire une équipe turque d’athlétisme de stature internationale et que les pratiques des entraîneurs nationaux laissaient supposer des méthodes empruntées aux pays de l’ancien bloc communiste. Evidemment, il ne pouvait s’agir que de dopage.
Elvan Abeylegesse n’est donc pas une inconnue. Pendant la première décennie de ce 21ème siècle, elle a marque le demi-fond mondial. Elle a remporté également les médailles d’argent des 10 000 mètres et du 5 000 mètres aux  J.O. de Pékin (2008) ainsi que trois titres européens (piste en 2010 et cross en 2001) qui pourraient lui être retirées.
Cette information a fait plaisir à la presse anglaise qui s’en est aussitôt félicitée. En effet, l’athlète britannique Jo Pavey (4ème  à Osaka et championne d’Europe sur 10 000 m à Zurich en 2014) pourrait se voir décerner 8 ans plus tard, la médaille de bronze. Alors que l’Américaine Gara Goucher serait médaillée d’argent.
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La perspective de 10 médailles à redistribuer
Quelques jours après l’annonce (par la fédération turque puis par la presse anglaise) du contrôle positif de la Turque Elvan  Abyelegesse figurant sur la fameuse « IAAF 28 » ainsi qu’est appelée la liste des 28 athlètes testés positivement (8 et 10 ans après le prélèvement des échantillons), il s’avèrerait que l’agence mondiale antidopage (AMA) pourrait remettre en cause le principe de sanctions pour des éléments antérieurs à 2009.
 A la mi-août, quelques jours avant l’ouverture des championnats du monde d’athlétisme de Pékin, nombreux étaient ceux qui pensaient que, dans les jours suivants, la liste des « IAAF 28 » serait connue. L’impatience était  grande avec la perspective de 10 médailles à redistribuer.
Il a été observé que la fédération de la Turquie a été la seule fédération à avoir décidé d’anticiper l’annonce de l’IAAF. On a même prétendu que la présence de la coureuse de 10.000 mètres dans la délégation turque pour le Mondial de Pékin l’avait incitée à confirmer officiellement la rumeur circulant à propos d’Elvan Abeylegesse.
Pour la Turquie, cette annonce portait un coup supplémentaire à sa crédibilité en matière de lutte contre le dopage. Avec Elvan Abeylegesse, le bilan de la Turquie, affiche un total de 50 athlètes suspendus entre 2013 et 2014 dont des athlètes de renommée mondiale telles qu’Asli Cakir (1),  Alemitu Bekele (une autre athlète d’origine éthiopienne) et Nevin Yanit (2).
La sanction prononcée par la fédération turque pourrait cependant être remise en cause par l’AMA qui est très prudente sur les sanctions. Elle a annoncé le 15 août que ses experts allaient s’attaquer à l’analyse de la base de données IAAF. Une banque de données dont une copie serait en possession des journaux britanniques mais qui, du point de vue de l’agence mondiale antidopage, pour la période antérieure à 2009 pourrait ne pas être considéré comme preuve de dopage. Afin d’éviter toutes spéculations, l’AMA a averti que des allégations de dopage s’appuyant sur cette base de données seraient irréfléchies et même diffamatoires.
1. suspendue pour dopage pour deux ans en 2004. Revenue ensuite aux compétitions, elle remporte la médaille de bronze aux championnats du monde en salle à Istanbul en mars 2012 sur 1 500 mètres. En avril 2013, elle est convaincue de dopage par la fédération internationale d'athlétisme, un an après son titre olympique pour des anomalies sur son passeport biologique. Le Tribunal arbitral du sport (TAS) confirme la validité de l'appel de l'IAAF et annule tous ses résultats à compter de juillet 2010 et la suspend jusqu'en 2021.

2.  Elles ont été  sacrées championnes d’Europe à Barcelone en 2010, respectivement sur 5 000 mètres et 100 mètres haies.

Le MCO en émoi, "Baba" fait sonner une trêve désavantageuse pour Cavalli


Oran, ou plutôt le MC Oran a montré aux amateurs de ballon rond qu’elle savait se distinguer de toutes les autres équipes des championnats de Ligue 1 et 2. Habituellement, les dirigeants de clubs sortent l’artillerie lourde après une série de défaites qui mettent en danger l’avenir de leur équipe préférée. A Oran, ceux-ci ont attendu la première victoire, après sept journées de compétitions pour se déchaîner.
Celui qui a mis le feu aux poudres est l’entraîneur français Jean-Michel Cavalli, anciennement entraîneur de l’équipe nationale, ramené la saison dernière pour sauver les meubles mouloudéens en danger de rejoindre le niveau inférieur et dont, en cette situation oranaise houleuse on a rappelé le peu de considération qui lui est accordé par les maitres du sérail local. Se sentant victime d’une campagne de stabilisation se manifestant par des envois de SMS et d’Emails, il a attendu un virage (un résultat favorable) pour riposter, après en avoir remis quelques uns à leurs places, dans les tribunes.
Dans une dispute entre Méditerranéens au sang chaud, les dérapages oratoires sont inévitables. Surtout lorsque les protagonistes se sentent en position de force. C’est pour cette raison que nous avons évité de rapporter les excès locutoires xénophobes qui n’honorent pas ceux qui en ont été les auteurs et qui de plus manifestent le peu d’envergure argumentative de leurs auteurs. 
Quoiqu’il en soit, le président de la SSPA/MCO, le sieur Ahmed Belhadj (dont le surnom ₺Baba₺ symbolise aussi bien une forme de paternalisme que la grandeur ottomane véhiculant tout un programme psychologique et sociologique à décrypter par une analyse anthropologique) a fait sonner du cor pour imposer une trêve aux belligérants.
La presse oranaise souligne que Belhadj pris entre deux feux, entre un entraîneur qu’il a ramené et l’a sauvé d’un désastre annoncé  et un trio faiseur et défaiseur de présidents mouloudéens, placé en position défensive et d’attente s’est exprimé pour mettre le holà à une dérive pouvant conduire à la destruction du club.
L’écrit est le meilleur moyen de communication quand on veut calmer le jeu. A travers un communiqué, adressé aux rédactions, dont la rédaction incite à la réflexion propice à calmer les ardeurs, ₺Baba₺ Ahmed a tenu à remercier les supporters des deux équipes (MCO et ASMO) pour leur comportement exemplaire lors du derby qui aurait démontré que « le football est un lien de fraternité ».
A en croire ₺Baba₺, la fête qui s’annonçait sous de belles auspices n’a pu l’être totalement par la faute de Cavalli qui n’a pas su faire « preuve de retenue dans ses déclarations » que le président de la SSPA/MCO qualifie « de provocatrices et infondées». Le président du MCO fait ensuite les éloges du trio Tewfik Belahcene-Hassani Krimo- Abdelhafid Belabbès dont il rappelle la position centrale et l’importance.  On apprend (pour ceux qui ne la savaient pas) que  Belahcene Tewfik « est un secrétaire qui a été toujours à la disposition de la société », que Hassani Krimo est « le doyen toutes générations confondues » et que ₺Hafid₺ Belabbès « est un actionnaire qui ne fait pas partie de l'équipe dirigeante de l'actuelle saison » mais est toutefois incontournable puisque « par amitié, est en train de m'aider dans la résolution des problèmes financiers de la société ».
Baba Ahmed rappelle aussi avec raison, un argument avancé par Tewfik Belahcene et Hassani Krimo, à savoir qu’il est « le seul habilité de concert avec les membres du conseil d'administration à recruter ou à mettre fin aux fonctions du personnel administratif » et demande en conséquence  à Cavalli « de ne s'occuper que du volet technique».

Par ce communiqué, ₺Baba₺ Ahmed a remis chacun à sa place : Cavalli sur le terrain, Hassani Krimo et Tewfik Belahcene à l’administration et Abdelhafid Belabbès au conseil d’administration. On remarquera également qu’un de nos confrères oranais, certainement fin connaisseur du fonctionnement de la maison mouloudéenne s’est empressé d’écrire que « le premier responsable de la formation d’El Hamri a signé et mis sa griffe dans un communiqué où il désapprouve Jean-Michel Cavalli ». Plus loin, il dira que ce dernier est « injoignable depuis le match contre l’ASM Oran » et que la réunion du CA a été reportée à une date ultérieure. ₺Baba₺ Ahmed, fin manœuvrier ? a empêché le piège de ses fermer rapidement. Mais, pour combien de temps ? 

mardi 6 octobre 2015

Le MCO en ébullition, Belabbès, en deus ex machina


Dans la polémique agitant le Mouloudia d’Oran, dans leur assaut contre Jean-Michel Cavalli,  les journalistes acquis au Mouloudia ne pouvait ne pas utiliser l’argument du climat relationnel dégradé entre l’entraîneur corse, ex-entraineur de l’équipe nationale, et le trio incontournable de la vie mouloudéenne, composé de Belahcene Tewfik, « ex-secrétaire poussé vers la porte de sortie », le directeur administratif Hassani Krimo, indésirable sur le banc de touche, et l’actionnaire Belabbès Abdelhafid, et tenter de revivifier la gloire passée du club  « ex-finaliste de la Coupe d'Afrique qui a construit tout son palmarès avec des coachs algériens » que les résultats peu probants de ces dernières années ont occulté.
Tewfik Belahcene et Krimo Hassani, ont selon nos confrères oranais, fait preuve d’une certaine maturité communicationnelle d’abord en affirmant « être encore salariés au Mouloudia et ne pouvant être renvoyés que par le président Baba », ce qui est une réalité indéniable, puis en étant auteurs de dérapages traduisant en fin de compte l’état d’esprit des dirigeants oranais.
Hassani Krimo déclare ne s’être jamais « immiscé dans son travail » et n’avoir jamais critiqué les joueurs et, comme si de rien n’était et comme s’il n’était pas une contradiction près, ne se cache pas d’avoir « (…) seulement dit aux adjoints qu’on doit faire un marquage de près pour Feham Bouazza ». Quant à Toufik Belahcene, il marque bien son territoire en signifiant à qui veut l’entendre « qu’il sache que le MCO c’est chez nous ». Si ce n’est pas une ingérence dans le domaine technique part un administratif, qu’est-ce-donc ?
Abdelhafid Belabbès, sans avoir conscience de la portée de ses propos, confirme malheureusement qu’il est l’élément déstabilisateur du MCO. Ecoutons-le, à travers les propos rapportés par « ses amis » journalistes qu’il implique dans sa guerre contre l’entraîneur : « J’avais tenu jusqu’à présent ma promesse faite aux autorités de ma ville d’Oran de m’abstenir de toute déclaration à la presse qui pouvait être considérée comme déstabilisante ».
Mettant en exergue ses multiples facettes qui font qu’il est ce qu’il est, à savoir «actionnaire de la SSPA/MCO qui le (Ndlr : J.M Cavalli) paye, un cadre d’une grande entreprise et un ex-international », il tente de minimiser l’entraîneur  « qui se prend pour le messie » et, comble de l’impudence, «  a poussé le bouchon un peu trop loin en s'attaquant à ma personne » mettant ainsi à nu l’égocentrisme d’un dirigeant omnipotent.
Remis à sa place, en colère, A. Belabbès ne peut se retenir ce qui semble sa réalité, celle de celui qui  « connait trop bien ce club »  et que l’on ne peut tromper (« on ne me la fait pas à moi ! ») et qui suppose que la sortie médiatique de Cavalli « était de donner un coup de pouce à une opposition que j'ai exterminée » avouant ainsi qu’il est bien l’homme orchestre du Mouloudia, l’éminence grise du club, celui qui fait et défait les instances dirigeantes du MCO.  Pour bien marquer sa position de décideur au sein du MCO, dans une de ces tirades qui font effet  dans un rassemblement autour d’une boisson excitante, il ne peut s’empêcher de dire que Cavalli ne pourra nier qu’il a « procédé au virement de 10 240 000 dinars sur son compte bancaire personnel ». Une façon très mesquine de dire qu’il paye les salaires de Cavalli (et de ce fait lui doit respect et soumission) et de rappeler, à ceux qui auraient l’impudence d’oublier, qu’à Oran (et sans doute ailleurs) les actionnaires payent les joueurs (et les entraîneurs) qu’ils ont recrutés, les laissant sans salaire (et la SSPA dans des problèmes insolubles) lorsqu’ils se retirent.

En plus d’un manque de tact flagrant, Belabbès se pare d’une aura divinatoire : « J’avais prévu ce scénario et je me suis, de fait, préparé en conséquence vu que certains journalistes ont été avisés avant même cette sortie de l’actuel entraîneur du MCO ». Une manière très vicieuse, et pour le moins irrévérencieuse pour la corporation, de dire que « certains journalistes » sont dans sa poche, avec tous les sous entendus qui accompagnent une telle déclaration. 

lundi 5 octobre 2015

Point de vue d’expert, Trois tests ne suffisent pas


L’ « affaire de dopage Paula Radcliffe » dévoilée par un parlementaire britannique s’appuie su trois tests qui  présenteraient des valeurs anormales ayant autorisé certains à mettre en cause l’athlète dans des pratiques interdites par le code d’éthique sportive. Les experts, dont les interprétations ne sont pas tranchées, affirment que des données complètes doivent être fournies pour être analysées et interpréter. Les résultats des trois tests douteux que s’est procurés le journal Sky News et qui ont mis Paula Radcliffe au cœur du scandale du dopage ne sont pas en eux-mêmes probants. Tous les spécialistes de l’anti dopage admettent attendre avec impatience ces données.

Un site français d’informations spécialisé en athlétisme a interrogé l’expert français Pierre Sallet qui explique les méthodes utilisées (Off score et On score), en fait un historique, en présente les forces et les faiblesses. Il rappelle qu’au début des années 2000, les experts et les structures de lutte contre le dopage avaient pris acte que « certaines molécules n’étaient pas détectables dans les tests » et que pour contrer le problème du dopage, l’UCI (fédération internationale de cyclisme) a mis en place des mesures dites de « santé ». Celles-ci consistant, par exemple, a déclaré inapte un cycliste affichant un taux supérieur à 50% d’hématocrite.
Méthodes d’analyses des résultats
Il remarque aussi que « des modèles mathématiques plus poussés se sont développés, pour lier EPO circulaire, Hémoglobine, Transferring » et que le chercheur Michael Ashenden (informateur maintenant dans les reportages diffusés par ARD et publiés par le Sunday Times) a publié « un modèle liant l’hémoglobine et la réticulote, dans une équation mathématique, et décrit le ON Score et le OFF Score. Le ON Score correspond à la prise d’EPO, l’hématocrite augmente. Le OFF Score : on ne prend plus d’EPO, l’hématocrite diminue, c’est ce qu’on appelle le ₺ Wash Out₺ ».
Pierre Sallet constate aussi que le concept d’OFF Score a été repris par plusieurs fédérations sportives pour leur politique de santé et que pour l’UCI, un OFF Score supérieur à 100 provoquait une exclusion. Il note aussi que «  chaque fédération pouvait adopter sa propre norme » et que « l’IAAF (fédération internationale d’athlétisme) n’a jamais pratiqué la politique de santé». La conclusion à tirer est que du point de l’athlétisme les résultats de cette méthode ne sont pas recevables et donc ne peuvent pas conduire à des sanctions.
Les interprétations du Test OFF Score
La méthode du test OFF score ne serait pas une méthode sure. Pierre Sellet indique qu’« il existe plein de raisons autres que le dopage pour dépasser les seuils du OFF Score. C’est le problème des faux positifs et des faux négatifs ». Revenant à l’analyse de l’hématocrite, il note que « le taux de 50% n’est pas atteint par des personnes qui se dopent : avec l’EPO, ils vont monter à 49%, et pourtant ils seront négatifs. D’autres dépassent les 50%, j’en connais qui sont toujours à 52-53, et qui ne prennent rien ! ».
De son point de vue, il en est de même pour le OFF Score. A ce sujet, il dit qu’ « avec ce repère, on se retrouve avec de faux positifs, et de faux négatifs. L’altitude par exemple peut faire basculer vers le OFF Score ».
Comme si cela ne suffisait pas pour atténuer le niveau de certitude, il fait valoir un autre problème qui est celui de la marge d’erreur importante qui serait de l’ordre de 1 sur 100. Il affirme que « c’est énorme à considérer que pour le test hormone de croissance, le taux de faux positif est seulement de 1 pour 10.000 ».
Pour cet expert, « on ne peut pas utiliser ces résultats comme des tests. Ces résultats pris isolément ne veulent rien dire ». C’est pour cela qu’il considère que « les tests publiés par Mo Farah ou Robert Harting ne signifient rien. Un bon score ne veut rien dire, et un score élevé non plus. Par exemple pour l’hématocrite, l’UCI a fixé la limité à 47, on voit des sportifs shootés et affichant 45, et d’autres normaux à 48 ». Toujours la référence à l’hématocrite.
Depuis le début du millénaire, la lutte antidopage a fait des progrès ce qui incite à affirmer que s’appuyer sur « des références isolées correspond à la lutte anti dopage d’il y a 15 ans. Maintenant, nous disposons d’autres outils, beaucoup de modèles fonctionnent et permettent de savoir si le sportif est propre ou pas ». Selon ses déclarations, ces modèles « ne sont pas faits pour sanctionner comme l’est le passeport biologique » mais donnent simplement des résultats. Il ajoute pour faire bonne mesure que « pour les utiliser, il faut les profils sanguins complets des sportifs».
La question de l’altitude
Trois tests de Paula Radcliffe seraient à considérer comme douteux. Leurs mesures sont, selon Sky News,  de 114.86 – 109.86 – 109.3. Pour certains experts , un résultat supérieur à 103 serait à considérer comme anormal. Mais, selon une étude publiée en 2003 par Michael Ashenden (le chercheur informateur d’ARD et du Sunday Times) une marque de 111.7 serait normale pour une athlète femme s’entraînant en altitude.  On voit donc l’importance de l’écart entre 103 et 111.7.
Selon Ashenden, un seul test serait douteux, celui de 114.86. Paula Radcliffe l’estime invalide en raison des circonstances entourant sa collecte qui aurait eu lieu  après un semi-marathon au Portugal couru sous une température de 29 degrés centigrades, et immédiatement après l’arrivée (alors qu’il est maintenant admis qu’un délai de 2 heures doit être respecté pour plus de fiabilité).
Pierre Sallet analysant l’argument de  Paula Radcliffe (les valeurs des off Score seraient plus élevées car elle s’entraînait en altitude) remarque que « c’est vrai que l’altitude impacte, et produit les mêmes effets que l’EPO, mais plus rapidement. Disons qu’on atteint les mêmes états finaux après une semaine d’EPO qu’après 4 semaines en altitude » avant de déclarer que « toutefois, ce n’est pas une justification totale».
L’autotransfusion
Paula Radcliffe aurait eu recours à l’auto transfusion. Cette rumeur n’est pas nouvelle. Elle a été souvent entendue après ses records du monde et surtout après celui qui l’a vu réalisé 2 heures 15 minutes. La question posée à Pierre Sallet est de savoir si elle peut être détectée à travers les prélèvements effectués.
Sa réponse est « L’auto transfusion peut être vue dans les prélèvements ». Il explique avoir  travaillé en 2008 sur un protocole sur l’auto transfusion pour tenter de déterminer le gain d’hématocrite obtenu par l’auto transfusion par rapport à ce qui est obtenu par l’entraînement en altitude.  Après avoir  disséqué toutes les études réalisées et fait des tests il a abouti à la conclusion « que dans le cas d’une variation supérieure à 4% en 15 jours de la valeur de l’hémoglobine, on peut conclure à une auto transfusion. C’est implacable. On utilise souvent cette méthode en « off » pour savoir si quelqu’un pratique l’auto transfusion. »
Les données de Paula Radcliffe
Pierre Sallet avoue que Paula Radcliffe fait partie des « cas » qui attirent l’intérêt  des spécialistes de l’anti-dopage mais qu’il ne peut donner son intime conviction qui,  sur ce cas, « se doit de demeurer secrète ». Il conjecture que les chercheurs sont nombreux « à souhaiter pouvoir disposer de tous ses profils pour les disséquer avec les nombreuses méthodes mathématiques qui existent, en plus du passeport biologique » dont, rappelle-t-il, qu’il est le seul repère admis pour une éventuelle suspension.
Il souligne l’existence de « 3 ou 4 modèles qui peuvent s’allumer à l’analyse des données » et qu’il « serait bien de disposer des profils de Paula Radcliffe. Si elle est une victime de la désinformation, nous serons contents de le prouver. ».
Un expert américain de la lutte anti-dopage, Ross Tucker souligne lui aussi auprès de Lets’Run, que certaines explications de Paula Radcliffe paraissent convaincantes mais qu’il est indispensable que l’ensemble des données la concernant soient disponibles à la communauté de l’anti-dopage pour des analyses approfondies.
Mais, Paula Radcliffe refuse de fournir les prélèvements effectués durant sa carrière. Ainsi qu’elle l’a déclaré à Sky News elle n’a « rien à prouver. Je suis propre». La presse internationale se plait à rappeler que durant toute sa carrière marqué par sa croisade anti-dopage, elle avait toujours promis de conserver disponible ses échantillons de sang pour toute analyse dans le futur.
Nos confrères se demandent donc, avec une certaine pertinence, pourquoi aujourd’hui elle est revenue sur les promesses faites. Ils prédisent aussi qu’elle pourrait être dépassée par la suite des évènements. Pierre Sallet souligne à ce propos que ses données ne sont pas conservées que par l’IAAF. Elles peuvent être en possession de personnes qui pourraient les divulguer publiquement avec le risque d’un très gros scandale à la clef.

Sur ce plan, les journalistes et les experts français n’ont pas tort. On se souvient que cet été, en pleine polémique de dopage pharmaceutique et mécanique (suspicion d’utilisation d’un moteur électrique sur le vélo de certains coureurs du Tour de France cycliste), des fichiers informatiques avaient été piratées sur le disque dur de l’équipe de Christopher Froome (un autre Britannique) et que celles de ce coureur (déjà vainqueur de la course et leader au moment des faits) avaient été publiées dans la presse.   

Paula Radcliffe, Mise au pied du mur par un parlementaire


Au début de ce mois de septembre, la presse sportive internationale indiquait que l’athlète britannique Paula Radcliffe (une marathonienne de renommée internationale tant par ses résultats que pour le dodelinement de sa queue-de-cheval blonde) aurait publié un communiqué pour contester toute forme de tricherie durant sa carrière. En fait, en publiant un très long communiqué, la Britannique cherchait à  se justifier après avoir eu le sentiment d’être accusée de dopage par un parlementaire britannique durant un comité spécialement consacré aux révélations récentes du Sunday Times  prouvant accessoirement que les politiciens britanniques accordent un intérêt certain au travail d’investigation de leur presse. Même s’il ne s’agit que de sport. Sauf qu’à travers le dopage c’est une question de santé publique qui est abordée.

Paula Radcliffe s’est donc sentie mise en cause, offusquée comme pourrait l’être une lady. Le long communiqué diffusé le mardi 8 septembre par son agence de communication se veut être un témoignage de son indignation face à des allégations qui portent atteinte à son image de marque.
Il y a lieu de replacer ce communiqué dans le contexte. La réaction de Paula Radcliffe fait suite à une réunion d’un Comité Culture, Media, Sport, durant lequel un parlementaire a suggéré sans trop d’équivoque que les vainqueurs du marathon de Londres (y compris des Britanniques) seraient soupçonnés d’avoir recouru  au dopage.
Bien que le nom de Paula Radcliffe n’ait pas été directement cité par le parlementaire, beaucoup ont compris que la marathonienne britannique était dans son viseur puisqu’elle est la seule Britannique victorieuse de ce marathon depuis deux décennies.
On peut donc comprendre la réaction de l’athlète (en retraite sportive) à de pareilles affirmations qui lui permet réitérer sa totale honnêteté dans ce domaine.
L’alliance  presse et Parlement
Le parlementaire britannique réagissait pour sa part à l’enquête du Sunday Times qui s’était intéressée aux 12.000 échantillons collectés par l’IAAF depuis 2001. Cette enquête la mettait directement en cause puisqu’elle faisait ressortit, selon les experts du journal, qu’elle aurait présenté trois tests douteux avant 2009.
Jusqu’à ce communiqué, Paula Radcliffe avait opté, dans un premier temps, pour le silence. Elle avait même  refusé d’accepter la diffusion de ses analyses sanguines et urinaires, comme l’ont fait d’autres athlètes britanniques (dont Mo Farah).
Dans son communiqué, l’actuelle détentrice du record du monde féminin du marathon qui a milité de longue date contre le dopage et en faveur des tests sanguins d’EPO dès 2009, a publié des éléments d’explication des fluctuations constatées dans ses tests. Elle prétend qu’un des trois tests a été effectué après la prise d’antibiotiques et que les deux l’ont été immédiatement après des compétitions s’étant déroulées pendant une période de fortes chaleurs qui auraient provoqué une déshydratation, deux éléments susceptibles de brouiller les interprétations.
Nous noterons que les experts débattent sur les interprétations (possibles ou non) de données remontant avant 2009 et la mise en place du passeport biologique (PBA) et soulignent que des données douteuses prises isolément ne signifient pas le recours au dopage.
Un silence antérieur mystérieux
Pourquoi Paula Radcliffe est-elle restée silencieuse aussi longtemps ? Pourquoi n’a-telle réagi qu’après les affirmations d’un parlementaire l’ait mise en cause alors que des allégations la désignaient comme l’une des 12 Britanniques (observons le nombre de cas qui n’est pas aussi réduit qu’aurait pu le laisser penser l’agressivité des journalistes anglais envers les Russes, les Kenyans, etc.) affichant des résultats douteux pour des contrôles anti dopage ?
Les informations relayées par la presse britannique depuis que l’affaire Radcliffe étant étalée sur la voie publique, elle aurait choisi de suivre cette stratégie du silence qui lui aurait été indiquée fixée par ses avocats mais aussi conseillée aussi bien  par l’Agence Mondiale Anti Dopage (AMA) que par l’IAAF.
Pourtant, Paula Radcliffe avait été mise en cause dès le mois de décembre l’année dernière. A cette époque, un premier documentaire était diffusé par la chaîne de télévision publique allemande l’ARD affirmant que l’IAAF avait couvert des tests anormaux de 150 athlètes, incluant trois Britanniques, dont l’une des plus grandes stars britanniques. Les tests dissimulés par l’instance gérant l’athlétisme mondial remontant à plusieurs années en arrière, beaucoup avaient  deviné qu’il s’agissait de Paula Radcliffe avant que des journalistes britanniques du Daily Telegraph n’en fassent la vérification à la lecture de la liste.
Au cours de l’été, des experts consultés pour la réalisation du 2ème  documentaire de l’ARD avaient à nouveau ciblé Paula Radcliffe qui présentait trois contrôles affichant des résultats ayant très peu de chance d’être naturels (moins de 1 chance pour 1000).
Des menaces après le silence
On rapporte aujourd’hui que les journalistes du Sunday Times n’avaient pu révéler le nom de Paula Radcliffe. Ils affirment qu’elle aurait été très offensive  et les auraient menacés d’une action légale.
Mi-août, peu avant les championnats du monde d’athlétisme, plusieurs athlètes britanniques (dont Mo Farah impliqué dans une suspicion de dopage qui touche son groupe d’entrainement dirigé par Alberto Salazar) avaient accepté de publier leurs analyses sanguines. Paula Radcliffe, qui se présentait jusqu’alors comme une combattante implacable du dopage, avait surpris par son hostilité à cette initiative. Elle arguait de la difficulté de lecture d’analyses isolées. Un argument qu’elle a repris en ce mois de septembre pour se justifier sur les contrôles douteux, qui ne pourraient être pris en compte, en raison d’évènements périphériques les justifiant (l’altitude, une grippe, des problèmes de prélèvements).

Alors que tout la désigne sans ambiguïté et que personne n’en parle, c’est un  parlementaire qui, d’une simple question, sans cité le nom de la marathonienne (elle est la seule Britannique à avoir remporté le marathon de Londres) fait apparaitre un secret bien gardé jusque là. La justification de Paula Radcliffe est largement relayée par la presse britannique qui publie également les nombreuses réactions de soutien qu’elle a reçue de la part d’athlètes britanniques de bonne réputation (Steve Cram, David Bedford) et de son préparateur physique Gerard Hartman (quel crédit apporter au témoignage d’un professionnel étroitement lié à l’athlète) attestant de l’honnêteté de la coureuse.