dimanche 15 janvier 2017

Zhor Guidouche, Dans le rôle du traitre

Comme les séries télévisées à succès, notre chronique « Polémiques » est devenue une saga. Les développements ont allongé, plus que de raison ou plus exactement plus que ce que nous avions prévu au départ, notre récit narratif sur la « Crise de Rio », qui est à la fois une analyse et tentative de compréhension de ce qui s’est déroulé au cours du printemps et de l’été olympique.
La saga « Polémiques » peut être appréhendée (en l’état actuel des choses) comme un conte (traditionnel, folklorique, fantastique, etc.), comme un récit  susceptible de postuler à une analyse structurale telle que mise en place par les analystes du discours. Un récit où la typologie des actants, (ceux qui participent à l’action) et qui, comme dans les contes, fait apparaitre des personnages (animaux, végétaux, objets divers) relevant de l’anthropomorphisme.
Dans la « Crise de Rio », ces actants sont la voiture officielle, les taxis de Zerifi et Bouraâda, la cryothérapie, la Técarthérapie, l’avion spécial, etc. Ce sont des éléments importants de la compréhension des événements dont certains ont été sciemment écartés du champ de vision et du champ d’analyse ponctuelle que l’on voudrait restreindre.
On retrouve dans cette saga des personnages centraux (Ahmed Mahour Bacha et Amar Bouras d’une part et Amar Brahmia d’autre part). Des personnages qui conduisent les événements, que l’on retrouve constamment. Ils sont le fil rouge de la narration. Les héros (et anti-héros) de l’histoire et des histoires à… dormir debout.
A leurs côtés, on peut distinguer des « guest-stars », des personnages qui font des apparitions furtives certes qui, dans le récit présent, sont secondaires tout en occupant sur un autre plan, dans un autre récit, dans une autre série, des rôles importants, centraux.
Dans « Polémiques », on pourrait classer dans cette catégorie aussi bien le président du comité olympique (Mustapha Berraf) que le DTN de la FAA (Ahmed Boubrit) que l’on retrouve dans beaucoup de séquences narratives préjudiciables au fonctionnement des délégations. 
Au fil des chroniques publiées (des épisodes), des personnages secondaires sont devenus importants. Beaucoup pourraient être des personnages essentiels dans d’autres chroniques. Dans la « Crise de Rio », ces acteurs aux statuts évolutifs ont été Abdelhamid « Blondin » Zerrifi, Abderrahmane Anou, Salim Keddar. Il y a également avec un autre statut Larbi Bouraâda  et enfin…… Toufik Makhloufi.
Chacun apporte à sa manière des éléments de compréhension des événements que l’on a pu déceler, découvrir pendant la préparation olympique et pendant les jeux olympiques de Rio 2016. A travers les articles publiés dans les médias et les reportages télévisés diffusés sur chaînes privées idéologiquement marquées  par l’opposition mécanique au système.
Dans notre narration, Zhor Guidouche est apparue incidemment. Elle n’avait pas été retenue dans la distribution initiale des rôles, dans le casting narratif. Il se trouve qu’elle a été citée dans une déclaration d’Ahmed Mahour Bacha en tant que protagoniste (mineure mais opportune) de l’incident dit de « la voiture officielle ». Elle est donc devenue (nous dirons presque par intrusion), avec la modification du scénario de base, une figurante. C’est elle, en tant que membre du COA, qui règle la course du taxi transportant Larbi Bouraâda à la clinique italienne de Técarthérapie. Après une escale irrationnelle au village olympique et une perte de temps à……attendre Godot.
Ceci étant établi, nous avons apporté comme information supplémentaire (mais non nécessaire) que Zhor a été sanctionné par le Comité olympique à son retour à Alger. Le texte n’appartenant plus à son auteur dès sa publication, beaucoup ont établi un lien entre le paiement du taxi et la sanction. Ce rapprochement leur appartient en propre. Nous n’en assumons pas la responsabilité.
Irrité par cette relation de causalité (de cause à effet) apparente, un commentateur (sur les réseaux sociaux) de la chronique a apporté sa contribution, son rectificatif dont nous dirons qu’il est le bienvenu puisque s’inscrivant dans le postulat de départ ou la chronique est un espace ouvert de débat.
Cette contribution ou ce rectificatif (c’est selon), par l’apport d’informations non révélées précédemment par la presse, sans y paraître,  conforte - dans un de ces actes inconscients (ou du subconscient, qui ne l’oublions pas est un indicateur d’énonciation à travers les marques qu’il produit dans le texte, dans la déclaration, dans le propos du commentateur- la thèse de la conspiration que nous avions quelques difficultés à établir et à assurer. Un complot qui visait à première vue Toufik Makhloufi. Un complot visant à déstabiliser la délégation algérienne en quête de médaille olympique mais dont les effets pervers apparaissent à un moment où les jeux sont faits, à l’heure d’engager la bataille finale, la grande bataille médiatique, de l’hallali. Le gibier étant le COA et la CPO.
La thèse conspirationniste que nous avons développé s’appuie sur une relation faite par un membre de la délégation olympique algérienne. Une personne ayant pris  part aux faits que nous relation ci-après. Le jour de la finale du 1500 mètres, des membres de la délégation on eut vent d’une tentative de récidive de la situation de confusion racontée par ailleurs qui devait entourer l’utilisation de la voiture affectée à Makhloufi pour la circonstance. L’incident Bouraâda a eu lieu deux jours plutôt. Il est frais dans les esprits.
La narration qui nous a été faite nous a fait penser à ces films où apparaissent le président des Etats Unis et son escorte du « Secret Service » : échanges téléphoniques constants, garde du corps accompagnant le champion dans ses moindres déplacements, en zone mixte, au stade pendant la séance de décrassage. Intérieurement, nous avons souri. Il ne manquait que l’accompagnement jusqu’à la porte de de ces lieux où même les Rois se rendent seuls, à Rio au lieu réservé pour la récupération de l’urine à analyser. Tout l’arsenal des mesures de protection pour empêcher l’acte redouté avait été mis en œuvre pour éviter l’incident médiatique qui ……était en préparation au village olympique.
Nous préciserons que ce commentateur semble appartenir au « clan diabolique » dont il prend régulièrement la défense. Ceci n’a pas d’importance particulière puisqu’il apporte un point de vue contradictoire sur une thématique sur un sujet attirant fortement les lecteurs ainsi que nous avons pu le constater statistiquement. La polémique, la mise en cause de certains personnages (mineurs et surtout important) est formidablement attractive.
Contrairement à beaucoup, ce contradicteur avance sous le couvert d’un pseudonyme et d’un discours  destiné à le masquer aux regards des Autres. Une démarche qui est (de notoriété publique) celle  du leader, du porte-parole, de l’homme d’action de ce clan (il ne serait pas le concepteur).
Ce contradicteur (gare à la désinformation et à la manipulation) indique que Zhor Guidouche n’a pas été traduite devant la commission de discipline pour les faits rapportés dans notre chronique. En fait, le grief qui lui est reproché est d’avoir facilité l’entrée d’une équipe de télévision privée (en conflit avec le COA) dans la chambre de Toufik Makhloufi. Au village olympique. Nos lecteurs doivent reconnaitre que la comparution de Zhor Guidouche devant les instances olympiques pour avoir seulement réglé un taxi aurait été des plus condamnables.
En raison de cette aide apportée à l’adversaire, il lui aurait été reproché de s’être ingérée dans des attributions qui ne seraient pas les siennes : les relations avec la presse. 
 Zhor Guidouche (dans la traduction du récit de notre commentateur), dans le rôle du traitre, avait introduit les « terroristes » là où on ne les attendait pas. Dans la chambre du médaillé d’argent. La suite est connue. Ce sont les déclarations tenues par Makhloufi à l’encontre des responsables sportifs dont ceux de la fédération. Des déclarations sibyllines qu’il faudra décortiquées en les replaçant dans le contexte particulier des jeux de Rio et du contexte englobant de la totalité de l’olympiade.
Le commentateur poursuit en affirmant (avec la forfanterie de celui qui aurait assisté à l’incident rapporté et la délectation à raconter un moment inédit) que le président du COA aurait reproché à Zhor Guidouche son acte. En public, dit-il. Avec des éclats de voix, devant les sportifs, les dirigeants et les …..  journalistes  présents sur place qui, à notre connaissance, n’en ont pas fait état.
La thèse du complot subodoré devient de plus en plus convaincante. Le renvoi de la voiture officielle par Mahour Bacha, le paiement de la course du taxi de Bouraâda par Zhor Guidouche, la tentative de reproduction confortent ce point de vue.
Pour mieux comprendre  ce contexte délirant inapproprié à la motivation de l’ensemble de la délégation à obtenir les résultats attendus d’eux, pour mieux appréhender l’ambiance délétère, empoisonnée qui enveloppe, depuis des mois (si ce n’est des années) la participation algérienne aux jeux olympiques, un rapide flash-back est indispensable.
Il faut pour cela remonter  à une réunion (ce n’est qu’un élément d’une chaîne d’incidents) entre le COA et les représentants de la FAA. Une réunion de travail à laquelle Zhor Guidouche à participer en prenant frontalement le partie de la fédération d’athlétisme. Une séance de travail dont nous ne connaissons pas l’ordre du jour ni l’ensemble des personnes qui y ont pris part (la proximité avec le « clan diabolique » aurait été fortement marquée) mais qui aurait vu monter le ton s’élever plus qu’il ne l’aurait dû. Du moins entre des personnes mures, censées être au service du sport algérien depuis des décennies. Une tension si intense que l’on est amené à supposer qu’elle fut un des facteurs à l’origine de l’accident cardio-vasculaire qui frappa quelques jours plus tard le président du COA.
Nous nous donnons la possibilité d’établir un parallèle avec l’accident de santé (infarctus du myocarde) qui frappa (quelques mois plus tôt) le secrétaire général de la FAA (récalcitrant selon le « clan diabolique ») qui, après sa convalescence, fut limogé unilatéralement par le président de la fédération algérienne d’athlétisme avant d’être réintégré dans ses fonctions par le ministère de la jeunesse et des sports.
Il faudrait peut-être aussi intégrer à cette thèse du complot deux autres incidents qui ont eu lieu après le retour de Rio : la traduction du président de la fédération algérienne de cyclisme devant le bureau du COA et la démission de ce même bureau du premier président, le président de la FAA, Amar Bouras. Deux moments forts qui ne sont pas l’épilogue.

Nous l’avons dit Zhor Guidouche était pour nous un personnage mineur de « la Crise de Rio ». Le commentaire reçu nous incite à revoir notre point de vue et à considérer la possibilité qu’elle soit impliquée dans le complot depuis le début de l’année (ou même avant)  et qu’elle en est un rouage important. On comprend alors mieux son comportement au Brésil. Reste à savoir si la conspiration ne dépasse pas le milieu de l’athlétisme et si les enjeux ne sont pas autres.

samedi 14 janvier 2017

Polémiques (83)
Les fondements de la réussite selon Bouraâda
                                                                                                             (Laaziz Ath Ighbane)

A Rio, Larbi Bouraâda a réalisé un classement plus qu’honorable. Un résultat et une performance que beaucoup de ses pairs auraient bien voulu réaliser : 5ème place et un nouveau record d’Afrique. A plus de 8 500 points !

Beaucoup de citoyens algériens (anesthésiés et ameutés par les discours de Mahour Bacha et de la presse en guerre contre le COA) et ses proches (heureux que ces résultats participent à l’effacement, ne serait-ce que partiel, de la tâche de 2012) lui réservèrent un accueil digne des champions. Un accueil que ne connurent des médaillés de bronze d’hier et des finalistes mondiaux et/ou olympiques que parce qu’ils furent associés à des champions. Toufik Makhloufi, double médaillé d’argent, ayant préféré (pour des raisons contractuelles) Paris à Alger, Bouraâda fut la star du retour de l’avion spécial.

C’est dans un des journaux de la presse francophone, un journal proche de l’athlétisme national qu’il prend la parole dans un acte qui se voulut dénonciateur des pratiques préolympiques et/ou de la préparation olympique.

Dans un système sportif s’appuyant sur l’assistanat permanent des athlètes perçus en tant que vecteurs d’une idéologie chauvine, en quête de héros, son cri  («On manque de beaucoup de choses nécessaires et incontournables pour pouvoir gagner des médailles ») résonne avec fracas. Depuis des mois, depuis des années, Mahour Bacha prépare le terrain. Bouraâda est lui aussi le produit d’un conditionnement.

Comment l’une des icônes de l’athlétisme national, celui à qui on prédisait une médaille olympique peut-il se plaindre avec autant de véhémence ? Cet athlète n’a-t-il pas été chouchouté par le mouvement sportif national ? Ne dit-on pas qu’il a obtenu de la CPO plus que les autres athlètes ? Souvenons-nous que Bouraâda appartient à notre deuxième niveau de l’élite athlétique (il est classé par la DTN dans la catégorie A de la hiérarchie fédérale) et que, sur le plan des moyens mis à sa disposition, seul Makhloufi le surpasserait. Il fait partie (croit-on) de la caste des privilégiés. Même si son entraîneur s’évertue à….intervenir à tort et à travers et à entraver toutes les actions qui sont engagées en  faveur de l’athlète. On dirait qu’il fallait conduire l’athlète non pas à la réussite, à la médaille olympique mais à l’échec.

Celui qui, pendant des années, n’a pas placé un mot intervient enfin dans le débat. Sur la préparation olympique. Il  affirme qu’elle « ne se fait pas en trois ou quatre mois ». Sur ce point, Bouraâda n’innove pas. Ce n’est pas ce qui est attendu de lui. Il rappelle instinctivement les débats cent et mille fois entendus sur les installations du Sato. Des débats souvent initiés par Mahour Bacha. La répétition tendant à produire un conditionnement cognitif a atteint son but.

Bouraâda est armé d’une certitude inextirpable: « Il faut une très longue saison et surtout deux à trois ans de préparation. Des stages, des compétitions et plein d’autres choses ». D’autres choses qu’il serait probablement incapable de définir si on le lui avait demandé.

Remarquons que le plus important, en application des mécanismes de la pensée fédérale et de l’entraîneur, se trouve dans les stages et les compétions qui se dérouleront indubitablement à l’étranger et donc, accessoirement, avec introduction de dossiers de sorties mobilisateurs des dirigeants, entraineurs de l’élite et athlètes. Des dossiers de sortie qui rapporteraient (la vox populi est féroce) un minimum de 5 000 euros par stage à chaque entraîneur impliqué dans le circuit illicéité emprunté par exemple par l’entraîneur de Lahoulou et par ceux qui pratiquent la surfacturation dénoncée par la CPO.


 « Il faut une très longue saison et surtout deux à trois ans de préparation» s’écrit impétueusement Larbi Bouraâda. Si cela pouvait être aussi facile. Si seulement trois ans était une donnée suffisante. Les candidats à la médaille de vermeil olympique se compteraient par milliers. Les observateurs de l’athlétisme algérien (surtout ceux qui passent leur temps au stade annexe) savent que Bouraâda ne peut inventer le fil à couper le beurre. Il ne répète donc qu’un discours maintes fois ressassé par d’autres.

jeudi 12 janvier 2017

Polémiques (82), Bouraâda se lâche

Zhor Guidouche, dont les valeurs ne devraient être pas celles qui ont cours aujourd’hui, a été (nous le supposons) prise au dépourvue par les propos persuasifs tenue par Mahour Bacha. Nous avons pensé que certainement  réveillée de son sommeil ou approchée alors qu’elle était occupée à des missions olympiques tardives et nocturnes, alors que le besoin de dormir se fait pressant,  elle a probablement perdu toute lucidité à la fois devant la déferlante des paroles de Mahour Bacha et la…… présence sédative, sécurisante du DTN de la fédération d’athlétisme.

De toute évidence, ce que nous nous savons (ou que nous déduisons) maintenant de la nuit brésilienne n’a pas été portée à la connaissance de Zhor Guidouche. Des suppositions qui n’ont presque plus de consistance lorsque nous apprenons que, dès le début de l’année 2016, Zhor Guidouche avait pris le parti du « clan diabolique » lors de débats (qualifiés de violents) dans l’enceinte olympique entre les responsables du COA et les représentants de l’athlétisme.

Quoiqu’il en soit, en dépit de ces alliances souvent contre nature que nous décelons, Zhor Guidouche est confrontée à une situation de crise réelle. Une situation créée de toutes pièces et dont les protagonistes ne semblent percevoir une issue positive que par la seule action du seul membre du COA disponible. Ou du membre olympique susceptible d’être bernée…...par leur plan machiavélique qui fera le bonheur des télévisions privées, et de quelques journaux et de leurs lecteurs.

A postériori, nous noterons que les médaillés olympiques (Hammad et Saïd Guerni), probablement parce qu’ils connaissent les agissements du quatuor Boubrit, Mahour Bacha, Bouraâda et le kiné, bien que présents dès le début de l’incident, ne sont pas intervenus et qu’ils ont vraisemblablement rejoint leurs pénates olympiques laissant Mahour and Co se démener.

Remarquons que (nous ne connaissons malheureusement pas tous les détails de cette soirée) l’on (plus particulièrement Boubrit en sa qualité de DTN qui sait si bien faire la courroie de transmission entre Moh Hocine et la CPO pour obtenir, en faveur du premier cité, des avantages qui lui auraient été refusés en d’autres circonstances) ne s’est pas adressé au chef de la délégation ou au trésorier mais à un membre du comité olympique qui, sans doute croyant bien faire, a pris sur elle, au nom de l’instance sportive, de parer au plus pressé. En fait, depuis Alger, Zhor Guidouche est conditionnée subornée. Subjuguée, ensorcelée, elle ne voit qu’à travers Mahour Bacha et derrière lui Amar Bouras.

Zhor Guidouche paiera cher son acte. Au retour à Alger, elle sera appelée à se présenter devant l’instance olympique qui la sanctionnera. Le prix de la confiance ! Ou de l’incrédulité.

Décathlonien dopé en juin 2012, suspendu pendant deux années,  Larbi Bouraâda évitera soigneusement, pendant toute la période de préparation olympique et pendant…..toute l’olympiade, d’évoquer le moindre problème. A Rio, il participe à ses premiers jeux olympiques.

Il ne put disputer ceux de Londres parce qu’il s’était fait épinglé dans un contrôle anti dopage, lors d’un meeting de décathlon en Allemagne qu’il avait remporté et où il avait amélioré le record d’Afrique. Un résultat et une performance qui furent effacés des statistiques mondiales. Pour ce faire, il avait utilisé une aide médicamenteuse illicite. Bouraâda sait, depuis Rehligen, depuis qu’un produit dopant a été découvert dans ses fluides que le problème c’est sa propre personne….et son entraîneur en qui (malgré tout) il a toute confiance. Il se fait tout petit, cherchant à passer inaperçu.


Pendant des années, Larbi Bouraâda n’a rien dit. Il se lâchera juste après la fin des épreuves du décathlon. A ce moment-là, en ce jeudi soir du 18 août 2016, il est passé à côté de la médaille de bronze olympique que son entraîneur et la fédération lui avait accroché au cou depuis quelques mois. Depuis les championnats du monde de Pékin. Gardons-nous d’oublier également qu’à Londres, son entraîneur le voyait déjà à ce niveau. Avec l’aide précieuse du stanolozol. Un projet inabouti.

mercredi 11 janvier 2017

Polémiques (81), Guidouche paye le taxi

En fait, en cette soirée brésilienne marquant la fin de la première journée du décathlon, la plus grande confusion règne. Dans le groupe de huit personnes, cinq sont impliqués directement dans l’ « affaire de la voiture officielle » : Bouraâda, son entraineur (Mahour Bacha), l’entraîneur-assistant (Hocine), le DTN (Ahmed Boubrit) et enfin le kiné.

Les autres, Amar Benida (entraineur de coureurs de demi-fond en lice) et les invités olympiques, anciennement médaillés des jeux sont des supporters. Dans cette situation saugrenue et d’une complexité rendue effroyable par les témoignages divergents, ils sont au mieux des spectateurs avertis des…magouilles. Encore que la position de certaines de ces personnes ne soit pas très claire. Il serait illuminant de les situer par rapport à leur proximité  avec le duo Bouras-Mahour Bacha.

Alors qu’un peu de lucidité aurait été bienvenue en ce moment où la réactivité est importante, le trio pouvait-il intervenir en présence du DTN ayant passé commande du véhicule officiel ? Nous ne le pensons pas. Benida, sur le plan hiérarchique, est le subordonné de Boubrit (dont on a tendance à oublier qu’il y a quelques années il ne fut pas dans les bonnes grâces du président du COA) et un collègue très proche de Mahour Bacha au point que certains propos lui sont préjudiciables. Les deux anciens athlètes médaillés olympiques  relèvent du comité olympique. Par ailleurs, il est de notoriété publique que Mahour Bacha est le deus-ex-machina de la FAA.

Comme nous l’avons indiqué précédemment, l’objectif (supposé de tous les membres de la délégation algérienne) étant le bien être de l’athlète et le véhicule s’étant présenté (dixit « Moh » Hocine), la solution la plus rationnelle aurait été d’embarquer, comme initialement prévu, le trio composé de l’athlète, de l’entraineur-assistant et du kiné. Les cinq autres empruntant la navette. Ce qu’ils auraient certainement fait sans cette histoire de voiture officielle. Et qu’ils feront après une longue attente imposée à Bouraâda.

Si l’on envisage que le véhicule ne s’est pas déplacé, il aurait était tout à fait normal que, compte tenu des circonstances et de l’urgence signalée, le quatuor (Boubrit, Mahour Bacha et le kiné) cotise pour payer le prix de la course ou qu’une seule personne (Boubrit et/ou Mahour Bacha) avance (le trésorier de la délégation est sur place et a procédé à des remboursements de frais engagés par des athlètes) le montant de la course. Souvenons-nous que, compte tenu de sa situation de clandestin (du point de vue du dossier de sortie), « Moh » Hocine  est censé être sans le sou. Son statut le rattrape ou, dans cette situation, le protège.

Nous observerons aussi que l’argent de poche obtenu dans le cadre du dossier de sortie en vue des championnats du monde indoor de Portland pour lesquels Bouraâda a déclaré forfait  n’a pas été restitué (il le sera bien plus tard, en infraction à la réglementation des changes édictée par la banque d’Algérie obligeant le bénéficiaire à restituer le montant dans les huit jours qui suivent, au début du mois de novembre) et qu’il a été conservé par devers eux par les trois concernés de cette compétition (Mahour Bacha, « Moh » Hocine et Bouraâda). Par ailleurs, nous rappellerons que le montant attribué uniformément à chacun des membres de la délégation olympique est de 1 500 euros.

Les histoires d’argent (de devises surtout) prêtent à manipulation. Après les jeux olympiques, Mahour Bacha, pour se mettre en valeur et dénigrer la CPO à laquelle il voue une haine viscéralement féroce, dira qu’il a pris en charge un stage de préparation de son athlète dont le coût, selon ses propos télévisés, a été de 19 000 euros. Comme le dit si bien un adage populaire, « qui peut le plus peut le moins ».

A l’exception de Bouraâda (qui devrait être tenu à l’écart de ces contingences organisationnelles et de logistique), le trio des accompagnateurs principaux (Boubrit, Mahour Bacha et le kiné) ne devraient pas être financièrement démunis.

Plus tard, au milieu de la nuit, après les tribulations que nous connaissons et l’arrivée au village olympique du groupe de huit, alors que la situation devient de plus en plus critique, la compatissante et vraisemblablement induite en erreur, l’infortunée Zhor Guidouche aura recours à cette solution et déboursera le prix du taxi.


mardi 10 janvier 2017

Bouraâda en rade au Sato


Le mouvement sportif connait parfaitement la notion de cycles. Selon les discours méthodologiques qui ont cours dans ce milieu, la préparation comporte des microcycles et des macrocycles. Le cycle olympique (une olympiade) est l’un d’entre eux. 2016 a vu l’achèvement d’un cycle. 2017 entame un nouveau cycle.
Dans la vie sportive, le cycle est rythmé par un début et une fin (jeux olympiques). Mais aussi par des  échéances intermédiaires  que sont les championnats régionaux ou mondiaux et les jeux régionaux (méditerranéens, africains, islamiques, etc.). Ces moments sont l’occasion pour chacun des intervenants  dans la dynamique sportive de faire une pause, un point de situation, d’intervenir en temps opportun dans un processus préalablement réfléchi. D’apporter si nécessaire des retouches, des aménagements, des chambardements. Pour dépasser le statut de champions en vue d’atteindre celui de….. Dieux des stades.
La réussite sportive repose sur une base duale (entraineurs-athlètes). On oublie souvent, dans un souci d’occultation de la  réalité ou par négligence intellectuelle, que viennent se greffer sur ce duo important des adjuvants  (dans le sens donné à ce mot par T. Todorov - dans son analyse structurale des contes russes - d’apporteurs de soutiens, d’aides multiformes souvent négligées) que sont les staffs médical et logistique, les clubs, les ligues, la fédération, le comité olympique, les pouvoirs publics, les opérateurs économiques permettant in fine l’optimisation de la relation de départ dans laquelle s’accordent les qualités physiques et morales de l’athlète et la compétence de l’entraîneur.
La fin d’une relation athlète-entraîneur est un moment non négligeable dans un cycle. Elle impacte (on a tendance à la passer sous silence) les objectifs préalablement définis. Dans un sens ou dans un autre.
Ailleurs, là où athlétisme baigne dans un bocal dont l’eau n’est pas polluée, la fin de la relation, la rupture, le divorce de la base duale est certes un moment critique, douloureux qui trouve place dans les médias lorsque les protagonistes possèdent les attributs pour faire la « Une ».
Chez nous, comme le divorce dans la vie civile, longtemps objet de tabous qu’il fallait à tout prix dissimuler avant qu’il ne verse dans la banalité, la fin de la relation entre un athlète de premier plan et son entraîneur est placée sous la loi de l’omerta.
Larbi Bouraâda et Mahour Bacha se sont séparés. Cette éventualité était dans l’air depuis des mois. Certains s’avancent à dire depuis les championnats du monde de Pékin. D’autres la datent depuis les championnats du monde en salle de Portland et…..le forfait douteux (et si riche en événements accessoires) enregistré. Un forfait que n’aurait pas digéré Bouraâda et qui aurait conduit d’abord à une séparation puis à une réconciliation via « Moh » Hocine appelé à servir d’intermédiaire entre les membres du couple en désaccord.
Depuis les Jeux Olympiques (nous verrons cela de plus près dans la série de chroniques « Polémiques »), Larbi Bouraâda avait pris ses distances avec les déclarations de son entraîneur et avec la fédération qu’il a accusé de ne pas soutenir comme il convient (une notion ambiguë dans la bouche d’un privilégié du système fédéral) les athlètes susceptibles de remporter des médailles.
Mahour Bacha, dans une déclaration télévisée très surprenante lorsque l’on connait le personnage et son égocentrisme, a préconisé que la préparation de Larbi Bouraâda soit confié à d’autres entraîneurs mieux armés pour le très haut niveau. Une annonce diplomatique de la rupture des relations…sportives ? Dans son esprit et dans celui des décideurs, cet expert en épreuves combinées ne se trouve pas sur le territoire national.
Quasi simultanément, ce fut le président du comité olympique qui annonça l’intention des pouvoirs publics d’accorder une meilleur prise en charge au décathlonien. Sans entrer dans les détails. Normal, car peu de temps auparavant, ce même président avait confié que la préparation serait du ressort des fédérations et que le COA ne s’y impliquerait pas.
A l’approche du changement d’année calendaire, selon un consultant ayant assisté à un entretien radiodiffusé de Bouraâda, celui-ci a fait part de la séparation, un divorce sans tapage médiatique puisque l’athlète complet a  sobrement indiqué : « Il sait et je sais pourquoi nous nous séparons ». Une façon de dire, il y a rien à voir ou plutôt à savoir. Le puits restera couvert. D’ailleurs, si Bouraâda devait s’exprimer, il devrait ouvrir la page avec ses premiers pas dans sa collaboration avec Mahour Bacha.
Ceci étant, l’année 2017 a été entamée. Pour les athlètes le sommet de la saison athlétique sera les championnats du monde d’athlétisme de Londres. Et, Larbi Bouraâda n’a pas officiellement d’entraîneur.
Deux pistes ont été évoquées. L’une d’elle (celle d’un entraîneur ukrainien) aurait été écartée. La fédération (ou plus exactement, selon les discours qui fleurissent dans les couloirs de la maison des fédérations) le président Bouras aurait proposé un entraîneur cubain.
Les commentaires que nous avons entendus sont si désobligeants que nous préférons ne pas en dire plus si ce n’est que la tendance générale laisse à penser à la poursuite de la fameuse préparation biologique et qu’une autre (minoritaire certes mais mieux imprégnée des mœurs du « clan satanique ») évoque l’idée de partage.
Dire de ces commentaires qu’ils ne sont pas le fait de membres de la « famille athlétisme » est une indication  sur cette aura maléfique entoure qui cette fédération et que les dessous des affaires de l’athlétisme ont franchi les parois des baraques de la maison vermoulue des fédérations.
Mais, en ce début de mois de janvier 2017, rien n’a encore été décidé. Nous devons supposer (nos amis lecteurs régulièrement présents au stade annexe sont mis à contribution pour confirmer ou infirmer cette supposition) que Larbi Bouraâda a repris les entraînements sous la coupe de « Moh » Hocine, le substitut fédéral polyvalent, adjoint patenté de Mahour Bacha. 

Pendant ce temps, les journées passent. Bouraâda, à son retour de Londres (où le retrait d’Ashton Eaton le rapproche d’une médaille) pourra reprendre, sans aucun souci et arguments  à l’appui, avec les intonations de la sincérité, qui jusqu’à présent lui est déniée, le refrain qu’il avait entonné au retour de Rio. Ce refrain dans lequel il disait qu’à la fédération on (les responsables) ne pensait aux échéances importantes que dans les mois qui précèdent.

lundi 9 janvier 2017

Polémiques (80), Makhloufi, la cible du complot

Nous apporterons une légère modification à notre récit sur les péripéties de l’athlétisme au pays du « pain de sucre ». Une personne respectable du mouvement sportif, proche des membres de la délégation  olympique algérienne, a tenu à nous faire savoir que le statut de « Moh » Hocine, entre son atterrissage à l’aéroport de Rio  et le moment de l’incident de la « voiture officielle » a subi une importante évolution.

Cette mutation l’a fait passer du statut de « clandestin »  à celui moins équivoque de « clandestin à la  situation administrative régularisée ». Ce changement éclaire une déclaration de Brahmia (au moment de la crispation au sujet du retour de Hocine par le vol spécial) qui jusqu’alors était ambigüe. Cette déclaration est celle qui accordait à « Moh » Hocine le statut de « second entraîneur de Bouraâda ». En effet, comment un entraîneur ne figurant pas sur la liste de la délégation peut-il devenir dans la bouche du chef de délégation, le « second entraîneur de Bouraâda » ?

Selon les informations qui nous ont été communiquées, suite aux dispositions générales régissant les relations entre le comité d’organisation et les délégations olympiques et au départ de l’équipe olympique de football, des places d’hébergement ont été libérées dans le « pavillon algérien ». Une de ses places aurait été attribuée à « Moh » Hocine suite à une demande expresse……… formellement exprimée par le DTN. Ahmed Boubrit, à ces jeux de Rio, devient le correcteur, l’arrondisseur d’angles de la FAA, en faveur de Moh Hocine.

La FAA a commandé (et obtenu de la CPO, malgré tous les différents recensables) une des voitures officielles affectées à la délégation algérienne pour conduire (après les épreuves de la première journée du décathlon olympique) Larbi Bouraâda, candidat pronostiqué à une médaille par son entraîneur et la fédération algérienne d’athlétisme, dans une clinique privée italienne (avec laquelle le COA a signé une convention de prestations de services)  proposant un procédé de régénération musculaire et articulaire ultramoderne…..et ultrarapide.

Nous déduisons de ce court résumé que le véhicule commandé s’est présenté sur les lieux et n’a pas été utilisé parce que le nombre de personnes à transporter était supérieur à la commande et aux capacités réglementaires du véhicule. Si c’est effectivement le cas, le véhicule a été renvoyé au village olympique.

Le groupe de personnes accompagnant l’athlète Bouraâda, après une heure et demie d’attente (à se demander d’ailleurs pourquoi attendre aussi longtemps), a pris la navette pour rentrer au village olympique. Puis, le décathlonien a été accompagné à la clinique dans un taxi payé par un membre du COA.

Les questions que nous devons nous poser maintenant sont : pourquoi ne pas avoir utilisé le véhicule envoyé pour accompagner Bouraâda à la clinique italienne (les cinq autres personnes empruntant la navette pour rentrer au village olympique) lui faisant gagner deux heures de sommeil ? Qu’en est-il de la version de Bouraâda prétendant que le véhicule officiel devait faciliter l’entrée de Moh Hocine au village olympique étant donné que ce dernier a régularisé sa situation vis-à-vis de la délégation algérienne et, nous devons le supposer, des organisateurs ? Pourquoi avoir fait escale au village olympique ? Pourquoi avoir impliqué un membre du comité olympique ?

Il faudrait connaitre ce qui s’est passé à Rio. En particulier, comment s’est comportée la délégation algérienne vis-à-vis de Toufik Makhloufi. A-t-il disposé de facilités particulières dans le domaine du transport ? Le trio Mahour Bacha-Moh Hocine-Bouraâda en a-t-il pris ombrage ?
En ce début d’année 2017, beaucoup de choses se disent dans ce vaste ensemble qu’est le complexe olympique du 5 juillet. Contrairement à ce que l’on pourrait croire les informations sur les actes préjudiciables à la participation algérienne en athlétisme proviennent maintenant des autres fédérations.

On y apprend que le scénario de la voiture officielle mis en place avec Bouraâda comme pivot ne serait en fait qu’un remake du plan concocté pour faire exploser médiatiquement Toufik Makhloufi. Il fallait pousser à bout le champion olympique sortant du 1 500 m. Un complot dont on nous a dit qu’il aurait été avorté grâce à la vigilance de certains membres de la CPO. En réalité, c’est un sabotage de la participation algérienne qui avait été programmé par des éléments de la délégation de l’athlétisme. 

dimanche 8 janvier 2017

Polémiques (79), La Técar et la….fuite du temps

Le confrère, auteur de l’article reprenant les déclarations de Mahour Bacha, se fend d’un commentaire (après la fin des épreuves du décathlon) dont nous dirons qu’il était pour le moins orienté par les assertions de l’entraîneur : « Ce retard a perturbé le décathlonien qui a tout de même réussi à battre son record d’Afrique et à se classer dans le top 5 à l’issue des épreuves du décathlon ».

Parce que les membres de l’athlétisme algérien le connaissent bien, ils ont un large et varié éventail de points de vue au sujet de Mahour Bacha. Pour le journaliste d’un site d’informations générales (mais cela est aussi   valable pour les journalistes sportifs), il est une icône du mouvement sportif national. Un expert incontournable. Les résultats de Yasmina Azzizi (en 1990) et de Larbi Bouraâda (2015) en font un témoin crédible. Impossible à réfuter. Conditionnement oblige. Un quart de siècle sans résultat probant passe quasiment inaperçu.

Dans le feu de l’action, le recueil de la déclaration de Mahour Bacha, notre confrère (permettez-nous de faire dans le corporatisme primaire, grégaire, similaire à celui des cadres du sports) ne peut prendre du recul, celui qui permettrait de réfléchir, de s’interroger sur cette Técarthérapie que l’on sort du chapeau du magicien. Ce procédé innovateur, moderne permettant à un sportif de retrouver toutes ses capacités musculaires et articulaires. Une sorte de remise à neuf après cinq épreuves…éprouvantes pour l’organisme. Une régénération dont ne bénéficièrent que….. Makhloufi et Bouraâda.

Les contradictions dans les récits de Moh Hocine et Mahour Bacha apparaissent….plus criardes.  Moh nous dit que « nous sommes rentrés à 2 heures du matin ». Selon Mahour Bacha, « Larbi a rejoint sa chambre au village aux environs de 01h15 du matin ». L’écart est de 45 minutes entre les deux entraineurs. C’est peu et beaucoup à la fois. Quand les minutes de sommeil comptent. 45 minutes ajoutées à l’heure et demie perdue à attendre. Une différence supérieure à 2 heures de sommeil. Suffisant pour passer de la 5ème place à la médaille de bronze….ou d’argent. Les Algériens, en panne de ces médailles qu’on leur faisait miroiter, ne peuvent trouver que des responsables déjà désignés, montrés d’un doigt vengeur : la CPO, son président et chef de délégation, Amar Brahmia.

 Les versions des deux entraîneurs (Mahour Bacha et Moh Hocine) sont contradictoires. Le premier affirme péremptoirement que « la voiture, qui devait les transporter à la clinique, a été utilisée par deux membres de la délégation algérienne à fin des personnelles ». Le second, rappelons-le, a déclaré que « le véhicule envoyé ne pouvait pas faire un aller-retour. Et le second véhicule était réservé ».

Cela a le mérite d’éclairer un tableau devenant confus. Selon « Moh » Hocine, la délégation algérienne ne disposait que deux véhicules. Non pas de « nombreux » véhicules comme le prétendit Mahour Bacha. Lorsque Mohamed Hocine nous parle d’un véhicule envoyé nous devons imaginer (c’est le sens de « véhicule envoyé », n’en déplaise à certains) que le dit véhicule s’est présenté au lieu de rendez-vous. « Moh » Hocine a expliqué précédemment qu’il ne pouvait transporter les personnes présentes (huit selon un décompte communiqué par Mahour Bacha), dont l’entraîneur principal.

N’ont-ils pas attendu pendant une heure et demie avant de prendre la navette ? C’est ce que nous dit Mahour Bacha qui, à notre confrère, déclare que « la décision a été prise de rentrer au village Olympique par la navette puis de prendre un moyen de transport vers la clinique ». Ce même entraineur a tenu à adresser ses remerciements à Zhor Guidouche, membre du COA, ancienne joueuse emblématique de l’équipe nationale de hand-ball, figure du sport féminin, qui, selon Ahmed Mahour Bacha, « outrée par cette situation, a permis le déplacement en payant le taxi vers la clinique ».


Reconstruisons les faits, nous avons tout notre temps. Auparavant, observons que le chemin le plus court, selon Mahour Bacha, est celui qui emprunte les détours. Nos amis lecteurs connaissent le geste qui, par des contorsions de la main droite, passe derrière la nuque (ou le dessus du crâne) pour montrer l’oreille gauche.